FC Metz-Strasbourg : Fumigènes, gros accueil des supporters... mais défaite dans le derby de l'Est

LIGUE 1 Les Grenats étaient « à bout de forces » d’après leur entraîneur Frédéric Antonetti

Thibaut Gagnepain
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Vagner au duel avec Aholou.
Vagner au duel avec Aholou. — JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

Au stade Saint-Symphorien,

Du monde. Beaucoup de monde. Plusieurs dizaines de personnes à coup sûr. Entre 200 et 300 supporteurs messins (à vue d’œil hein) s’étaient réunis devant Saint-Symphorien dimanche. Le but, montrer aux joueurs grenats l’importance de ce derby de l’Est. Joli geste, quoique risqué au vu de la période… Là n’est pas le problème.

Le souci, c’est plutôt que les partenaires de John Boye n’ont pas transformé cet élan populaire en victoire. Ou seulement pendant une trentaine de minutes. Le temps d’ouvrir le score par Delaine (17e), de balader les Strasbourgeois… puis de s’éteindre. Thomasson est passé par là et, sur un doublé, est venu doucher l’enthousiasme général. Et le Racing a signé sa première victoire en Moselle depuis 2007.

« On était à bout de forces »

« Je suis très déçu. On n’a pas réussi à rendre aux supporteurs ce qu’ils nous avaient offert », a avoué le défenseur Dylan Bronn en avouant que ses adversaires étaient « plus en jambes ». Une excuse qu’a aussi brandie son entraîneur. « On était à bout de forces. On n’a pas pu lutter physiquement […] On avait toujours un temps de retard », a regretté Fréderic Antonetti, sans s’inquiéter plus que ça après cette deuxième défaite d’affilée.

Le technicien le sait, c’est déjà un petit miracle que son groupe occupe la 7e place après 25 journées. « Là où on est monté pour y rester, il faut plus d’arguments », explique-t-il encore, bien content d’avoir désormais une semaine pour préparer le prochain match, à Nice. « On ne calcule pas, c’est comme ça qu’on a toujours avancé cette saison », conclut Dylan Bronn.