VI Nations : Le XV de France en préparation à Nice dans une bulle sanitaire

PANDEMIE Hébergés dans un hôtel privatisé, les 42 joueurs de Raphaël Ibanez sont coupés du monde et soumis à des tests réguliers

F.Bi. avec AFP

— 

Le XV de France était déjà venu en préparation à Nice, en janvier 2020, sans le protocole sanitaire ultra strict de cette année
Le XV de France était déjà venu en préparation à Nice, en janvier 2020, sans le protocole sanitaire ultra strict de cette année — Frederic DIDES/SIPA

Pas question d’entrer dans leur hôtel ou d’assister à leur entraînement. Le XV de France, rassemblé à Nice depuis lundi pour préparer le Tournoi des six nations, est plongé dans une bulle sanitaire. Hébergés jusqu’au 4 février en chambres individuelles dans un établissement privatisé, les 42 Bleus de Raphaël Ibanez seront soumis à trois tests hebdomadaires du nouveau coronavirus et leur équipement sera désinfecté après chaque utilisation au stade des Arboras, à l’ouest de la ville.

Refermé sur lui-même pour « trouver de la lumière » selon le manager, le XV de France est surtout venu préparer la rencontre face à l’Italie, à Rome le 6 février.

Personne de l’extérieur

Selon la Fédération française de rugby (FFR), le protocole mis en place pour faire face au Covid-19 est renforcé par rapport à celui de la Coupe d’automne des nations. Joueurs, staff et encadrement sont ainsi testés avant d’entrer dans la bulle sanitaire.

« Tous les gens qui croisent l’équipe de France doivent appartenir à cette bulle. Nous serons sur des vols privés. C’est valable pour toutes les équipes de la compétition », explique Serge Simon, vice-président de la FFR et « Covid manager » des Bleus.

C’est déjà sur la Côte d’Azur que les Bleus de Fabien Galthié avaient préparé le Tournoi 2020, terminé à la deuxième place. Mais, près d’un an plus tard, la situation a évolué alors que le XV de France prend ses quartiers dans une des régions les plus touchées par la pandémie. « Si on vient ici, c’est qu’on vient chercher une plus-value avec une lumière, une énergie, histoire de casser un peu la routine », ajoute Serge Simon.