Vendée Globe : Avance inédite pour Bestaven… Pip Hare réussit à réparer son safran… Le journal de la course

VOILE Rien n’arrête Bestaven en tête du Vendée Globe

W.P.
— 
Pip Hare a réussi à résoudre ses problèmes de safran
Pip Hare a réussi à résoudre ses problèmes de safran — Pip Hare / Medallia

Le journal du 8 janvier

Il aura fallu attendre le troisième mois de course pour voir un grand écart entre le leader de la flotte, Yannick Bestaven, et son premier poursuivant. Jeudi en fin de journée, le skippeur sur Maître Coq IV établissait, avec 439 milles sur son dauphin d’alors, Thomas Ruyant, un nouveau record d’avance sur la concurrence. Jamais un leader n’avait été aussi souverain dans cette édition 2020-21 du Vendée Globe​. Bestaven serait-il en train de tuer la course ? Probablement. Derrière, en revanche, c’est toujours plus serré. Charlie Dalin et Thomas Ruyant font la route ensemble, suivis de près par Damien Seguin. Louis Burton n’est pas bien loin non plus de ce beau monde qui navigue au large du nord de l’Argentine.

Le classement à 9 heures

1) Yannick Bestaven (Maître Coq IV), à 5419 nm de l’arrivée

2) Charlie Dalin (Apivia), à 410 nm du leader

3) Thomas Ruyant (LinkedOut), à 428 nm

4) Damien Seguin (Groupe Apicil), à 465 nm

5) Louis Burton (Bureau Vallée II), à 558 nm

Pip Hare dompte son safran

Back in the game. Lâchée par son safran au beau milieu du Pacifique, la navigatrice a fait preuve d’une certaine résilience pour le réparer au prix d’une grosse heure et demie d’efforts herculéens. « Chaque partie de mon corps me fait mal, j’ai les articulations ensanglantées sur chaque doigt, des bleus sur toutes mes jambes et j’ai découvert des muscles dont j’ignorais l’existence, mais le nouveau safran est en place, a-t-elle dit dans des propos recueillis par le site officiel de la course. Quand la nouvelle mèche du gouvernail a été mise en place, j’ai poussé des cris de joie qui auraient pu être entendus à des kilomètres à la ronde… si quelqu’un avait été là pour l’entendre. Je n’arrive pas à croire que j’ai fait ça. »

Beyou « agacé » d’avoir déchiré son J2

Décidément, les océans n’auront rien épargné à Jérémie Beyou. Contraint de faire demi-tour en début de course, abandonnant tout espoir de victoire finale, l’ancien favori du Vendée Globe ne navigue, de son propre aveu, pas « en maxi-attaque » depuis son second départ. Histoire de préserver son bateau, vous comprenez. Sauf que même comme ça, ce dernier le lui rend mal : le J2 de Charal est déchiré, ce qui a le don d’agacer le skippeur.



« Je prends soin de mes voiles depuis le début et hier j’ai déroulé le J2 alors que ça faisait une semaine que j’étais sous J3 ou sous grand-voile seule. A maintes reprises, j’ai navigué sous grand-voile seule à trois ris. Hier, je constate que le J2 est déchiré sur la chute, et je m’y suis repris à plusieurs fois pour le rouler correctement. J’espère qu’il ne va pas partir en morceaux car il y a encore du vent fort qui nous attend. »

Les prochains « cap horniers »

Jérémie Beyou fait partie du prochain groupe de bateaux attendu au Cap Horn. Il navigue en compagnie de Pip Hare, Arnaud Boissières et Alan Roura, leader de cette petite meute qui devra dompter des vents forts – au moins 30 nœuds – à l’approche du cap mythique. Le Suisse a d’ailleurs connu ses premières neiges en mer sur ce Vendée. Un joli clin d’œil de la météo à ses terres d’origine.