OM : Villas-Boas présente ses excuses après en être (presque) venu aux mains avec un journaliste

FOOTBALL La conférence de presse du coach portugais était très attendue après les événements extra-sportifs survenus à Rennes mercredi

A.L.G.

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André Villas-Boas s'est excusé auprès du journaliste de La Provence.
André Villas-Boas s'est excusé auprès du journaliste de La Provence. — NICOLAS TUCAT / AFP

La conférence de presse d’André Villas-Boas à la veille de la réception de Reims au Vélodrome était au moins aussi attendue que le vaccin contre le Covid-19, après les insultes et les menaces proférées par le coach de l’ OM à l’encontre d’un journaliste de La Provence mercredi dernier. Selon les bruits de couloirs, il se murmurait que l’intégralité des journalistes présents sur place vendredi avait prévu de quitter la salle si le Portugais ne présentait pas d’excuses après sa sortie plus que borderline.

Diffusée sur la chaîne Twitch du club, la conférence a également attiré un grand nombre de supporters marseillais, prêts « pour la bagarre » comme l’écrivait l’un d’entre eux dans les commentaires. Pour le reste, on évitera de s’attarder sur les (nombreux) messages pour le moins agressifs écrits à l’attention de notre confrère de La Provence.

Mais de bagarre, il n’en fut heureusement pas question vendredi. A peine installé sur l’estrade sur les coups de 13h30, l’ancien coach de Porto a pris le temps de lire quelques notes jetées sur une feuille volante. Enfin, il a d’abord notifié son étonnement à l’audience : « Je suis un peu surpris par votre réaction… Je n’étais même pas au courant de ça », a-t-il marmonné, faisant certainement référence à la menace de nos confrères de boycotter sa conf' en cas d’absence d’excuses de sa part.

Des excuses ? Oui mais pas que…

Mais celles-ci ont fini par venir, on vous les livre telle quelles : « Je voudrais revenir un moment sur l’incident qui m’a opposé mercredi au journaliste Jean-Claude Leblois de La Provence. J’ai eu une réaction que je regrette, le fond de ma pensée de change pas mais je comprends que la forme ait pu provoquer vos critiques. Elles sont justes, tout comme [l’est] la défense de votre confrère. La liberté d’expression est un des droits les plus précieux de l’Homme. Je n’ai de problème ni avec la presse, ni avec la critique, mais j’ai mal vécu comme personne les deux articles qui, pour moi, attaquent ma dignité et mon intégrité comme professionnel et comme personne. »

« J’ai eu une réaction qu’une personne ne peut pas avoir, je la regrette et je suis prêt à m’excuser devant le journaliste, a-t-il enchaîné. J’ai eu Frank McCourt [le président marseillais] hier soir [jeudi] pour clarifier mes actions, je reste concentré uniquement sur l’OM, nos joueurs, notre staff et tous ceux qui aiment l’OM. Maintenant je vais passer à autre chose, il y a deux matchs avant la trêve qui sont extrêmement importants et c’est sur l’OM que je veux être concentré. Merci pour votre compréhension. » Une fois cela expédié et le bout de papier jeté sur un côté du pupitre, Villas-Boas n’a pu s’empêcher d’ajouter à un mot à l’attention des journalistes/boycotteurs. « Je laisse ça là, de toute façon, pour en finir, je suis un peu surpris que vous ayez choisi cette solution… », a-t-il soufflé avant de se faire couper par une attachée de presse visiblement pressée de passer à autre chose.

L’OM refuse de s’étendre sur le sujet

« Ok, on va attaquer avec les questions pour le match de Reims. Qui commence ? », a-t-elle tenté d’esquiver, sans que cela n’empêche un journaliste de revenir sur l’altercation de mercredi. « Moi ce qui m’intéresse, sans revenir sur l’incident, c’est qu’on a vraiment l’impression que vous êtes un peu… », a-t-il commencé par dire avant de se faire couper par AVB : « Je ne vais pas parler de l’incident et seulement du match ». « On peut parler seulement du match ? Allons-y », embraye l’attachée de presse. Visiblement l’incident est clos. Du côté de l’OM tout du moins.