Ligue 1 : « On manque de constance »... Le Stade Rennais se rassure à moitié à Strasbourg avant le match capital à Krasnodar

FOOTBALL « Ça a été trop insuffisant », a déploré l'entraîneur breton Julien Stéphan

Thibaut Gagnepain

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Adrien Truffert a dynamisé le couloir gauche à son entrée à la pause.
Adrien Truffert a dynamisé le couloir gauche à son entrée à la pause. — FREDERICK FLORIN / AFP
  • Rennes ne va pas mieux en Ligue 1. Les Rennais n’ont toujours pas signé de nouveau succès depuis le 31 octobre à Brest. Après 4 défaites de suite, ils ont concédé le nul à Strasbourg vendredi.
  • Ce résultat est assez logique au vu des deux visages montrés par les Bretons : presque absents en première période, bien plus conquérants ensuite.
  • Inquiétant avant le déplacement capital à Krasnodar mercredi en Ligue des Champions ? Julien Stéphan, peu satisfait du contenu en Alsace, ne le voit pas comme ça.

Au stade de la Meinau,

Comme d’autres pratiques, le foot est aussi une affaire de centimètres. Le Stade Rennais l’a appris à ses dépens, vendredi à Strasbourg. Il en a manqué quelques-uns pour que la tête d’Hunou aille sur le poteau plutôt qu’au fond (85e), et encore davantage pour que celle de Léa-Sliki ne fuie le cadre (93e). Résultat, les Bretons ne sont repartis qu'avec un point du stade de la Meinau (1-1).

Dit comme ça et au vu de leur deuxième période outrageusement dominatrice, le pécule paraît maigre. Surtout lorsqu’on sait que les Alsaciens ont joué à dix pendant cinquante minutes et qu’il y avait donc un peu de place. Mais c’est oublié ce qu’il s’était passé avant. Julien Stéphan s’en souvenait très bien, lui, après la partie.

« Trop insuffisant »

« J’ai été très déçu de notre première période, elle me reste en travers de la gorge », a avoué l’entraîneur rennais. « On avait bien démarré puis on s’est arrêté après dix minutes. On a arrêté de jouer sur la largeur, d’aller créer de la supériorité numérique sur les côtés. On n’a plus gagné de duel. On a été en retard dans beaucoup de domaines. Ça a été trop insuffisant. »

Tellement que les Strasbourgeois ont ouvert le score par Thomasson (24e) et maîtrisé les débats… jusqu’à l’exclusion de leur capitaine Mitrovic, coupable d’avoir fauché Guirassy en position de dernier défenseur (40e). Le match venait de basculer. Avec les entrées de Léa-Sliki et Gboho après la pause, les Bretons ont été bien plus percutants. L’égalisation du même Hunou est venue récompenser leur temps fort (60e) et on a enfin retrouvé le Stade Rennais séduisant du début de saison. Sans la réussite finale et trop tard, donc.

« Y’a rien qui tourne pour nous mais on s’était aussi mis une balle dans le pied en première période », synthétise Julien Stéphan. « On manque de constance. Il y a trop de décalages à l’intérieur de nos matchs et entre ceux-ci », en liant ça à la jeunesse de son effectif et à l’enchaînement des rencontres avec la Ligue des Champions.

L’Europe justement, ses joueurs la retrouveront dès mercredi pour une dernière chance à Krasnodar. Une victoire les enverrait en Ligue Europa et permettrait de relativiser la disette actuelle en championnat (1 succès en 8 journées). Sauf que le Stade Rennais ne s’est pas vraiment rassuré en Alsace avant cette partie capitale…

« Je ne pense pas que les deux matchs soient liés. On n’avait pas été bon face à Bordeaux le week-end dernier (0-1) et on l'a été contre Chelsea (1-2) », rétorque le coach breton, qui a peut-être perdu Guirassy (cheville) avant ce déplacement en Russie. « Tout n’est pas alarmant, on est encore en course partout. On ira là-bas comme des morts-vivants », conclut Adrien Hunou en se trompant d’expression. C’est moins embêtant que de toucher le poteau.