FC Nantes : Les arbitres, le centre, Vahid, les politiques… Waldemar Kita règle ses comptes

FOOTBALL Dans un entretien accordé à « L’Equipe » ce vendredi matin, le président nantais ne mâche pas ses mots

David Phelippeau

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Waldemar Kita.
Waldemar Kita. — PHILIPPE DESMAZES / AFP

Du Waldemar Kita dans le texte. Le président nantais a accordé un très long entretien au journal L’Equipe ce vendredi. Au fil de la discussion, celui qui est à la tête du FC Nantes depuis 2007 adresse quelques petits tacles. Les arbitres tout d’abord. « Il y a beaucoup de cartons, des gens qui ne sentent pas le jeu », fustige-t-il en indiquant que même le directeur de l’arbitrage lui a dit que son club (16e) devrait avoir « au minimum 4 ou 5 points de plus ». Son groupe pro ensuite. « On a une équipe trop gentille. Pas assez agressive, qui manque de caractère. »

Ils lancent aussi une pique aux formateurs : « Depuis que je suis à Nantes, je n’ai jamais vu un entraîneur des pros s’entendre avec le centre. » Il y a quelques semaines, une violente passe d’arme avait eu lieu entre l’entraîneur Christian Gourcuff et le coach des U 19, Stéphane Ziani.

Johanna Rolland visée

Vahid Halilhodzic en prend également pour son grade : « Christian Gourcuff a eu le courage de venir chez nous [durant l’été 2019] quand un entraîneur [Vahid Halilhodzic] nous a lâchés au dernier moment pour faire valoir ses intérêts personnels. »

Enfin, les élus locaux, et surtout la maire de Nantes Johanna Rolland, sont visés : « Des politiques m’ont dit qu’ils me suivaient, m’ont laissé engager 12 millions d’euros et m’ont lâché. » Le président nantais parle du projet de stade YelloPark, abandonné par la maire de Nantes en novembre 2018. « Jean-Marc Ayrault faisait de la politique mais, au moins, c’est un homme de parole », conclut Kita.