01:16
Vendée : Le club de La Roche-sur-Yon ira « au bout des recours » pour monter en N2
FOOTBALL•Premier de N3 au moment de l’arrêt des championnats il y a quatre mois, le club vendéen n’a finalement pas été promu en N2 par la Fédération française de football. La Roche VF sera devant le CNSOF lundiDavid Phelippeau
L'essentiel
- Premier de National 3, le club vendéen s’était fait doubler à cause du quotient après l’arrêt des championnats en mars.
- Le club vendéen poursuit ses recours juridiques et il sera devant le CNSOF lundi à Bordeaux.
Le club de football de La Roche-sur-Yon bataille depuis trois mois pour qu’une montée en N2 lui soit accordée. Lundi, Philippe Violeau, ex-futur président yonnais, et deux avocats ont rendez-vous à Bordeaux devant le CNSOF.
Rappel des faits : lorsque les championnats se sont arrêtés mi-mars, le club vendéen était premier de son groupe de N3 avec un point d’avance sur Châteaubriant mais aussi un match en plus. Comme les championnats n’ont pas pu reprendre, la Fédération française de foot a décidé d’appliquer le quotient pour figer les classements. A ce petit calcul, ce n’est non pas La Roche-sur-Yon – pourtant premier et doté de la meilleure attaque et différence de buts – qui a donc eu le droit d’être promue en N2, mais Châteaubriant, son dauphin. Une décision contestée par le club vendéen qui s’est engagé d’abord en conciliation devant le CNSOF, mais a été retoqué.
La Roche dénonce un report de match de son dauphin, Châteaubriant
Philippe Violeau a alors décidé de changer de ligne d’attaque. « Auprès de la Ligue des Pays-de-la-Loire, nous avons remonté un dossier sur le fait que Châteaubriant ait un match de moins et nous nous sommes interrogés sur ce report [rencontre contre Pouzauges datant de début mars], explique Charles Devineau, coach yonnais. Pourquoi la commission d’organisation des compétitions a validé un tel report alors que Châteaubriant bénéficie d’un synthétique de repli homologué [La Roche-sur-Yon et Sablé-sur-Sarthe avaient d’ailleurs joué sur ce dernier] si le terrain principal n’est pas praticable ? »
Papy Leye, coach de Châteaubriant, dément formellement cette information. « Notre synthétique n’est absolument pas homologué pour un match de N3. Si l’on avait pu recevoir La Roche et Sablé sur ce terrain c’est parce qu’à ce moment de la saison, on était encore qualifiés en coupe de France et la Ligue nous avait imposé de jouer sur notre terrain de repli non homologué à 15 h le samedi ! »
Châteaubriant en colère
Charles Devineau, qui développe tout un argumentaire pour démontrer que les Voltigeurs de Châteaubriant avaient en tête de ne pas jouer ce match, poursuit : « Pour nous, il y a faute. La règle est simple : chaque équipe recevante doit tout mettre en œuvre pour assurer la tenue de la rencontre si ce n’est pas le cas, ça peut aller jusqu’à match perdu. Pourquoi n’ont-ils pas programmé la rencontre sur le terrain de repli alors que trois de leurs équipes y ont évolué le samedi d’après ? On veut avoir des réponses. »
Là encore, Papy Leye, « en colère », se défend : « Pourquoi n’aurions-nous pas voulu jouer cette rencontre ? On restait sur 13 buts inscrits en quatre matchs ! On n’avait aucun suspendu, aucun joueur blessé. Notre match contre Pouzauges était reprogrammé quinze jours plus tard. Comment pouvions-nous prévoir qu’il y aurait le confinement quelques jours plus tard ? »
Le TAS bientôt ?
Les différents recours [devant la Ligue puis devant la Fédération] de la Roche VF - qui a constitué un dossier « de 80 pages », bien aidé par « les avocats de Jean-Michel Aulas [connaissance de Philippe Violeau, ex-Gone] » - ont tous été rejetés.
Il y a dix jours, le club a repris l’entraînement. De manière précoce car « on croit encore à la montée », souffle Devineau, qui assure que « ce dossier pose souci à la Ligue ». Rendez-vous donc lundi devant le CNSOF. Puis, peut-être ensuite devant le Tribunal administratif. « On ira au bout des recours », conclut le technicien vendéen.


















