OL-Glasgow Rangers : « Pas d’inquiétude à avoir », assure Garcia… Ce Lyon peut-il être prêt pour le PSG et la Juve ?

FOOTBALL Battus malgré une supériorité numérique jeudi au Parc OL (0-2), les Lyonnais n'abordent pas la dernière ligne droite de l'été dans les meilleures conditions

Jérémy Laugier

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Bertrand Traoré s'est montré décevant jeudi, comme très souvent depuis deux ans.
Bertrand Traoré s'est montré décevant jeudi, comme très souvent depuis deux ans. — JEFF PACHOUD / AFP
  • Si un club français joue encore gros cet été, c’est bien l’OL, 7e en Ligue 1 et dans l’attente d’une qualification européenne via la finale de la Coupe de la Ligue voire une épopée en Ligue des champions.
  • A deux semaines de leur premier choc contre le PSG, les Lyonnais ont concédé jeudi un triste revers lors de leur troisième match de préparation contre les Glasgow Rangers (0-2).
  • Rudi Garcia a eu beau minimiser cette contre-performance à 11 contre 10, celle-ci est tout sauf anodine.

Au Parc OL,

Que l'OL joue devant 40.000 supporters en Ligue 1 ou devant 5.000 soignants invités pour un match de préparation, la réaction du public est souvent la même à Décines depuis de longs mois. De copieux sifflets ont ainsi accompagné la fin de chaque période jeudi, lors d’une défaite (0-2) contre des Glasgow Rangers réduits à dix dès la 40e minute de jeu.

La longue interruption du football en France liée à la crise sanitaire du Covid-19 ne semble pas avoir régénéré une équipe qui a conclu la saison de championnat (écourtée) à une indigne 7e place, après un 10e et ultime revers à Lille (1-0) le 8 mars. Sans idée après 20 minutes pourtant pleines d’allant et de pressing, dans le sillage de Maxence Caqueret, les Lyonnais ont ensuite plongé jeudi.

Plus d’engagement ici qu’aux entraînements de Man U ?

Reconnaissant être « énervé », le latéral brésilien Rafael a exhorté ses partenaires jeudi soir devant la presse : « Ce n’est pas parce que l’adversaire marque un but qu’on doit arrêter de jouer. J’espère qu’on va apprendre de cette défaite. Mais je ne peux pas venir tout le temps ici vous dire qu’il faut qu’on apprenne ». Lucide quant aux lacunes chroniques de ce groupe, Rafael livre même un étonnant constat, au soir de ce troisième match amical estival.

C’est bizarre, on s’est entraîné mercredi et on était tous magnifiques pour défendre sur les contre-attaques et exercer du pressing. J’ai joué à Manchester United et je n’ai jamais vu un entraînement comme ça au niveau de l’engagement. Aujourd’hui ça n’était pas la même chose et c’est ce que je trouve bizarre. »

Rudi Garcia ne se hasarde pas à pareil ressenti, hormis pour relever « le rythme assez incroyable » de ce fameux entraînement qui semble faire date à Lyon. Dommage qu’il ait été suivi d’un revers en supériorité numérique face à une équipe effectuant sa première opposition post-confinement.

« On est au niveau où on veut être »

Les problèmes ne manquent pas, à commencer par le déséquilibre absolu entre l’absence de véritable ailier dans l’effectif et l’embouteillage avec neuf joueurs offensifs préférant l’axe. « On n’a pas été efficaces dans les zones de vérité, lance comme si souvent le coach lyonnais. On a pris deux buts pratiquement sur les deux seules situations écossaises. » Celui-ci ferme donc les yeux sur les deux énormes balles de 0-3 gâchées par McCrorie (62e) et Jones (77e). Tient-il tout de même à remobiliser son groupe, à deux semaines de la finale de Coupe de la Ligue contre le PSG et à trois semaines du 8e de finale retour de Ligue des champions à Turin ?

« On sait qu’on est encore en pleine préparation, qu’on travaille dur, qu’on s’est entraînés ce [jeudi] matin et que les joueurs n’ont pas toute l’énergie nécessaire, insiste l’ancien entraîneur de l’OM. Il n’y a pas d’inquiétude à avoir, on est là au niveau où on veut être, pas pour le résultat de ce soir mais concernant la préparation. » Verdict le 31 juillet au Stade de France, coach Rudi ?