Ligue des champions: Atalanta puis Leipzig ou l’Atlético… Autoroute vers la finale ou piège XXL pour le PSG?

FOOTBALL Les Parisiens ont un tableau plus dégagé que d'habitude vers la finale de la C1, après le tirage au sort effectué ce vendredi midi. Mais attention

Nicolas Camus

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Mbappé et Neymar sur l'autoroute de la finale de Ligue des champions (lol).
Mbappé et Neymar sur l'autoroute de la finale de Ligue des champions (lol). — AFP / SIPA / Montage 20 Minutes
  • Le tirage au sort du Final 8 de la Ligue des champions a eu lieu ce vendredi midi. 
  • Le PSG, contrairement à l'OL, s'en sort bien, avec l'Atalanta en quarts en finale, puis potentiellement Leipzig ou l'Atlético Madrid en demi-finale. 
  • De quoi espérer atteindre sa première finale de C1, même si tout cela ne reste évidemment qu'hypothétique. 

Deux salles, deux ambiances pour les clubs français concernés par le tirage au sort de la phase finale de la Ligue des champions, ce vendredi midi. Pendant que les Lyonnais voyaient s’empiler sur leur route les plus grands noms d’Europe avec leurs palmarès plus grands que les Alpes, les Parisiens devaient eux se demander pourquoi Paulo Sousa, l’entraîneur bordelais à qui ils ont pourtant collé deux belles défaites cette saison, s’était montré si prévenant avec eux. L’Atalanta en quart, Leipzig ou l’Atlético en demie… Cela ressemble à une belle autoroute vers la finale.

Oui, on sait, « dans le foot rien n’est joué d’avance », « tout peut arriver », tout ça tout ça. Evidemment. La réalité du terrain est bien souvent plus rude que ce qu’il y a écrit sur le papier. On va y revenir, d’ailleurs. Mais il serait hypocrite de dire que le PSG ne dispose pas là d’un tirage favorable pour espérer disputer la première finale de C1 de son histoire, en tout cas plus que s'il était dans l'autre partie de tableau, avec tous les « chairmen of the board » habituels dans phases finales de LDC, genre Bayern et compagnie. Pour dire les choses simplement, jamais Paris n'a été autant en situation de force pour y parvenir, en tout cas. Les années précédentes, le Barça, le Real, Manchester City ou Chelsea étaient là pour lui couper les pattes. Mais cette fois, il n'y aura pas d'ogre sur le chemin

Enfin... il y a l’Atlético Madrid​. Une équipe avec une expérience monstre, guidée par le génial Diego Simeone. Jamais spectaculaires, toujours redoutables, les Madrilènes, finalistes de la compétition en 2014 et 2016 et vainqueurs de la Ligue Europa en 2018, ont la réputation d'être une équipe impossible à jouer. Il suffit de demander aux joueurs de Liverpool, vainqueurs sortant mais éliminé en huitièmes par l'Atletico, ce qu'ils en pensent. Enfin, on verra déjà si le deuxième club de Madrid passent l’écueil Leipzig, l’équipe qui monte en Allemagne et en Europe, tout frais troisième de Bundesliga et qui a donné la leçon au Tottenham de José Mourinho en 8e de finale (1-0 à Londres, 3-0 en Allemagne).

L’Atalanta, une attaque de feu

Pour revenir au PSG, il faudra donc se coltiner l’Atalanta en entrée de ce Final 8. Le club parisien et ses supporters peuvent être sûrs au moins d’une chose : ils ne vont pas s’ennuyer. Les Italiens sont capables de tout cette saison, de passer sept (!) buts au Torino, à Lecce et l’Udinese, cinq au Milan AC et à Parme, comme d’en prendre quatre par le Dinamo Zagreb. Qualifiés en C1 pour la première fois de leur histoire, ils sont revenus de nulle part en phase de poule, entamée par trois défaites et un nul, avant de gagner les deux derniers matchs pour passer ric rac. Pas de détails en revanche en 8e de finale, où ils ont collé deux fois quatre buts au FC Valence.

Vous l’aurez compris, l’équipe de Gian Piero Gasperini sait faire le spectacle. « L’Atalanta est une équipe qui attaque, qui attaque, qui marque beaucoup de buts et est une équipe offensive », a dit Thomas Tuchel ce vendredi sur le site du club. Bien vu. Elle éblouit l’Italie depuis maintenant deux ans, portée par le géant Ilicic (20 buts) et la fusée Muriel (18 ans), qui réalisent actuellement la meilleure saison de leur carrière. Et de loin. On n’oubliera pas non plus le capitaine Pepu Gomez, meneur de jeu capable de coups de génie et véritable âme de cette équipe, qu’il a rejointe en 2014.

Si tout cela permet à l’Atalanta d’afficher la meilleure attaque de Serie A (85 buts en 31 matchs, soit une moyenne de 2,7 par rencontre, tout de même), les portes sont souvent grandes ouvertes de l’autre côté du terrain. En Ligue des champions, les Bergamasques avaient explosé à Zagreb, donc, et sur la pelouse de Manchester City (5-1).

« Nous aurons une confrontation très intéressante avec cette équipe de l’Atalanta Bergame. C’est un adversaire qu’on respectera, comme nous le faisons toujours, et qui confirme cette année sa présence parmi les meilleures équipes italiennes du moment », a commenté le président Nasser Al-Khelaïfi, toujours sur le site du club ce vendredi. Il a raison. L’Atalanta est typiquement le genre d’équipe qui peut rendre dingo l’espace de 90 minutes. Mais les flèches offensives parisiennes devraient avoir de quoi s’amuser un peu.

En réalité, beaucoup de choses dépendront de la rapidité avec laquelle les joueurs parisiens réussiront à retrouver le rythme de la compétition. Entre les Italiens, les Allemands et les Espagnols, ils seront les seuls à ne pas avoir fini leur championnat. Heureusement, les finales de la Coupe de France et de la Ligue, fin juillet, vont aider. « On va se préparer. Il y a encore beaucoup de semaines, note Tuchel. C’est bien qu’on sache, ça commence maintenant. Il y a de l’excitation. » Et de l’espoir, sans doute encore un peu qu’en se levant ce matin.