Ligue 1 : Le patron de Mediapro détaille l’accord avec TF1 et se dit « inquiet » de l’état du foot français

FOOTBALL Jaume Roures a donné une conférence de presse mardi pour apporter des précisions sur l'accord trouvé avec le groupe TF1

N.C.

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Jaume Roures, le patron de Mediapro, qui va diffuser la Ligue 1 de 2020 à 2024.
Jaume Roures, le patron de Mediapro, qui va diffuser la Ligue 1 de 2020 à 2024. — FRANCK FIFE / AFP

Quelques heures après l’officialisation d’un  accord avec le groupe TF1 pour la diffusion de la Ligue 1 et de la Ligue 2 la saison prochaine, le patron de Mediapro Jaume Roures et le futur directeur de la chaîne Jérôme Bergeaud ont donné une conférence de presse pour entrer un peu plus dans le détail, ce mardi.

« Telefoot est une marque très forte. Elle parle à toutes les générations de Français, y compris au public féminin et c’est important pour nous, a justifié Bergeaud. Les Français associent Telefoot à la convivialité. On veut traiter le football avec des valeurs positives et fédératrices. Nous sommes en phase avec TF1 sur ce point. »

Le montant du partenariat n’a pas été dévoilé. Il va durer jusqu’en 2024, date de la fin du contrat de Mediapro avec la Ligue de football professionnel. Quant au lancement de la chaîne et son accessibilité, ces informations seront livrées un peu plus tard. « On attend de connaître le calendrier officiel de la LFP pour annoncer la date de lancement de la chaîne, a dit Roures. Mais elle sera lancée au mois d’août. Et on fera un autre point sur la distribution d’ici une dizaine de jours. » Le prix de l’abonnement est toujours prévu «aux alentours de 25 euros par mois ».

Jaume Roures a également évoqué lors de ce point presse la décision du gouvernement et de la LFP d’arrêter la saison en cours. Selon lui, c’était une erreur. Et cela l’inquiète pour la saison à venir.

Des pertes qui pourraient « affecter la qualité de la compétition la saison prochaine »

« Pour la première fois il y avait un accord stratégique entre les ligues importantes et l’UEFA pour finir la saison. Pour nous, casser cette alliance était une erreur stratégique. Nous avons exprimé cette position pendant plusieurs réunions », a déclaré le dirigeant espagnol. « Ça voulait dire perdre aux alentours de 300 millions d’euros », ce qui « peut amener les clubs à faire des transferts pouvant affecter la qualité de la compétition la saison prochaine. Et c’est logique qu’on ne soit pas contents si cela arrive », a-t-il poursuivi.

Roures s’est dit « aux côtés » de Jean-Michel Aulas, qui réclame la reprise. « Au fond, de mon point de vue, il a raison ». Il a enfin épinglé la cacophonie ayant accompagné les derniers mois, appelant la Ligue à améliorer sa gouvernance en vue de l’arrivée du groupe sino-espagnol sur le marché français.

« Je suis inquiet. Vous n’avez pas vu plusieurs présidents en Espagne, en Angleterre ou en Allemagne, dire des choses contradictoires. Et ce sont des ligues qui ont redémarré ou vont le faire. Cette unité est très importante (…) Je crois que c’est un problème qu’on doit résoudre, surtout du côté de la Ligue, par rapport à nos relations et au travail qu’on doit développer lors des prochaines saisons », a-t-il glissé.