Ligue 1: «Nous avons largement le temps», le patron de Mediapro répond aux inquiétudes

FOOTBALL On ne sait toujours rien de la future chaîne censée retransmettre la L1 la saison prochaine, mais Jaume Roures ne voit pas du tout le problème

N.C.

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Jaume Roures, le patron de Mediapro, qui a acheté les droits de diffusion de la Ligue 1 pour la période 2020-2024.
Jaume Roures, le patron de Mediapro, qui a acheté les droits de diffusion de la Ligue 1 pour la période 2020-2024. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

A quoi va ressembler la chaîne de télé de Mediapro ? Verra-t-elle même le jour ? Ce groupe espagnol est-il vraiment solvable ? A neuf mois du début de son contrat avec la LFP, beaucoup de questions, et de doutes, entourent l’arrivée de Mediapro dans le paysage footballistique français. Son patron, Jaume Roures, a tenu à les lever dans une interview accordé au Parisien ce jeudi.

Déjà, le PDG balaye les interrogations sur un supposé retard dans le planning prévu avec la Ligue, pour la simple et bonne raison qu’il n’y en a pas. « Je n’ai pas de calendrier avec des dates où je devrais faire telle ou telle chose, assure-t-il. Notre contrat avec la LFP est un contrat de paiement, que je dois mener à terme à partir de l’an prochain. Au moment de payer, on paiera [le premier versement est prévu en juillet]. On ne fait défaut à aucun contrat. »

La seule annonce de Mediapro, qui va investir 800 millions d’euros par an de 2020 à 2024 pour diffuser la grande majorité des matchs de Ligue 1​ et Ligue 2, est pour le moment la nomination de Julien Bergeaud à la tête de sa future chaîne de télévision. Pour le reste (organigramme, commentateurs, nom, prix de l’abonnement), rien n’a encore filtré.

« J’ai du mal à comprendre cette agitation »

« Nous allons commencer à bâtir la chaîne à partir du mois de janvier, répond Roures. C’est ce qu’on a toujours dit. Ça ne sert à rien d’avoir une chaîne maintenant. Qu’est-ce que je vais en faire alors qu’on n’a pas les droits ? En six mois, nous avons largement le temps de faire les choses sérieusement. »

On en saura donc plus dans deux ou trois mois, déjà. En tout cas, le dirigeant espagnol se veut rassurant. « Nous ne sommes pas des irresponsables. Il se dit que l’on ne connaîtrait pas notre boulot, que l’on serait en défaut de je ne sais quoi, que l’on ne serait pas dans des délais raisonnables pour faire les choses… Nous avons l’expérience, au sein de Mediapro (…) J’ai du mal à comprendre cette agitation. »