Droits TV: 1,153 milliard d'euros par an pour la L1 à partir de 2020, Canal + évincé

FOOTBALL La LFP a livré les résultats de l’appel d’offres pour la période 2020-2024…

J.L.

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Canal+, qui détient l'exclusivité des droits TV de la L1 depuis 1984, concurrencé cette fois-ci par huit challengers pour les quatre prochaines saisons, devrait savoir jeudi s'il conserve son hégémonie à l'issue d'une journée cruciale, qui pourrait réserver quelques surprises.
Canal+, qui détient l'exclusivité des droits TV de la L1 depuis 1984, concurrencé cette fois-ci par huit challengers pour les quatre prochaines saisons, devrait savoir jeudi s'il conserve son hégémonie à l'issue d'une journée cruciale, qui pourrait réserver quelques surprises. — Patrick Bernard AFP/Archives

Objectif atteint, mais à quel prix. La LFP, qui avait décidé de commercialiser les droits TV de la L1 pour la période 2021-2024 de manière anticipée afin de surfer sur la vague Neymar, a obtenu le milliard d’euros annuel qu’elle recherchait.

1,153 milliard exactement, grâce à l’arrivée d’un nouvel entrant sur le marché, l’opérateur espagnol Mediapro, déjà propriétaire d’une partie des droits de la Liga et également vainqueur du dernier appel d’offres de la Série A, même si ce dernier a été suspendu par la justice.

Mediapro a raflé tous les lots les plus importants, laissant quelques miettes à BeIn Sport et SFR mais plus rien à Canal +, diffuseur historique du championnat de France et candidat sur les 7 lots. Deux lots secondaires n’ont pas encore été attribués. «C'est un appel d'offres fructueux, avec une augmentation significative de nos droits TV», s'est félicitée la présidente de la LFP, Nathalie Boy de la Tour, qui a annoncé que le groupe Mediapro allait créer une chaîne ad hoc pour diffuser son catalogue de droit. Les droits pour la période 2016-2020 s'élevaient à 762 millions d'euros. 

Le résultat de l'appel d'offres permet à la L1 de se replacer dans le peloton de tête des grands championnats les mieux rémunérés, juste derrière l'Angleterre et l'Allemagne. 

De source proche du dossier, certains diffuseurs traditionnels (comme Canal +) envisagent des accords de sous-licences avec les détenteurs majoritaires des droits pour récupérer au moins en partie certains lots.

Didier Quillot a d'ailleurs précisé mardi que «Mediapro peut sous-licencier ou pas, c'est à sa discrétion car c'était prévu dans l'appel d'offres». «Ce qui nous a été remis de la part de Mediapro, c'est le projet d'une chaîne éditoriale avec de nombreux matches et c'est pourquoi ils ont fait des offres sur de nombreux lots».