JO 2020: Florent Manaudou « rêve » d’être porte-drapeau (ou sinon en 2024 c’est bien aussi)

NATATION Selon lui, c'est quand même Renaud Lavillenie le favori pour cette année

N.C. avec AFP

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Florent Manaudou lors des championnats de France en petit bassin à Angers, le 14 décembre 2019.
Florent Manaudou lors des championnats de France en petit bassin à Angers, le 14 décembre 2019. — CHRISTOPHE SAIDI/SIPA

Le nageur Florent Manaudou, qui ambitionne de reconquérir l’or olympique du 50 m aux JO 2020, « rêve » d’être porte-drapeau, dès 2020 ou même à Paris en 2024, a-t-il déclaré en marge d’un événement organisé par son équipementier Arena, lundi à Marseille.

« Ce serait vraiment un rêve d’être porte-drapeau. Ce serait un honneur. C’est quelque chose dont j’ai envie. J’ai demandé à la fédération de me présenter », a expliqué Manaudou (29 ans), sacré champion olympique du 50m en 2012 et médaillé d’argent de l’aller simple en 2016.

2024, ça marche aussi

« Mais il y a sûrement d’autres sportifs qui sont mieux placés que moi. Je pense que Renaud (Lavillenie, champion olympique du saut à la perche en 2012) sera élu. Mais j’aimerais bien », a-t-il poursuivi. « J’aimerais l’être à Paris (aux JO 2024) aussi, a-t-il ajouté. Le mieux, ce serait d’être champion olympique en 2020 et porte-drapeau en 2024. Ça, ce serait bien ! »

Comme pour les JO 2016, le porte-drapeau de la délégation française pour la cérémonie d’ouverture des Jeux de Tokyo (24 juillet-9 août) sera élu à l’issue d’un vote de sportifs désignés ambassadeurs de leur fédération olympique (deux maximum par fédération, un homme et une femme). La liste de ces votants, qui auront la possibilité de se porter candidat, sera connue le 15 avril.

En tout cas, Manaudou, revenu à la natation au printemps dernier après plus de deux ans et demi loin des bassins, pendant lesquels il s’est notamment adonné au handball, se voit « continuer à nager après les Jeux » de Tokyo. « L’ISL (la Ligue internationale de natation, circuit privé dont la saison inaugurale a eu lieu fin 2019), c’était cool, ça va me permettre de nager des courses fun, des 50m brasse, des 50m dos, de m’amuser et de ne pas faire seulement des 50m libre », a-t-il expliqué.

« Je n’ai pas du tout le même état d’esprit (que lors de la première partie de sa carrière) : il y a beaucoup plus de rigolade, tout en étant concentré et sportif de haut niveau quand même », a-t-il développé. La qualification olympique de Manaudou passe par les Championnats de France, du 14 au 19 avril à Chartres. D’ici là, il va s’envoler en fin de semaine pour un stage de deux semaines à Tenerife (Canaries) et ne plongera en compétition qu’à Marseille fin mars (20-22).