Dortmund-PSG : Paris chasseur, Neymar fraîcheur... Les sept raisons de croire encore à la qualif du PSG

FOOTBALL Malgré un match aller raté dans les grandes largeurs, Paris a largement les moyens d'éliminer le Borussia au retour dans trois semaines au Parc

Aymeric Le Gall

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Kylian Mbappé a été passeur décisif malgré un match compliqué en pointe à Dortmund.
Kylian Mbappé a été passeur décisif malgré un match compliqué en pointe à Dortmund. — Andrew Surma/Sipa USA/SIPA

De notre envoyé spécial à Dortmund

Le Paris Saint-Germain a livré une copie à mi-chemin entre le médiocre et le pathétique mardi soir face au Borussia Dortmund, on ne va pas y revenir des heures, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut le voir mort et enterré. Grâce au PSG ces dernières années en Ligue des champions, on connaît trop le football et ses incertitudes pour ne pas le respecter et affirmer aujourd’hui que les jeux sont déjà faits. Non, il reste encore des motifs d’espoirs dans la perspective du match retour le 11 mars prochain au Parc des Princes. Voici pourquoi.

​​Parce que Paris a retenu la leçon (de com)

Tout le monde apprend de ses erreurs, il n’y a pas de raison pour que cela ne concerne pas aussi le Paris Saint-Germain. Il y a deux ans, Paris s’était retrouvé dans une situation un peu similaire, à devoir remonter deux buts à la maison face au Real Madrid en huitième de finale retour de C1. Problème, après des semaines à nous bourrer le mou à base de « on va le faire », « ensemble, rien n’est impossible », les Parisiens s’étaient liquéfiés face aux Madrilènes au Parc des Princes. Alors s’il vous plaît, cette année, faites dans la sobriété sobre. C’est ceux qui en parlent le moins qui en mangent le plus, n’est-ce pas ?

Parce que le Parc va bouillir

On peut déjà s’attendre à vivre une ambiance de fou au Parc pour le match retour. Et si ce n’est pas ça qui devrait impressionner des Borussen habitués à jouer dans un chaudron, on sait aussi que ce genre de match électrique peut donner des ailes aux coéquipiers de Thiago Silva. Le capitaine du PSG n’a d’ailleurs pas manqué de le préciser après la rencontre : « Chez nous, nous sommes très, très forts. Je suis convaincu qu’on va faire un grand match devant nos supporters et que l’ambiance va être magnifique. » Il est vrai que les supporters parisiens déçoivent rarement lors des grands soirs de C1, contrairement à leur équipe.

​​Parce que Dortmund a un peu trop fêté la victoire

Si les Parisiens n’ont pas assez d’orgueil enfoui en eux-mêmes pour renverser la situation, ils peuvent peut-être jeter un œil de l’autre côté. Entre les célébrations un poil trop appuyées en face du Mur Jaune à la fin du match, comme si la qualif était dans la poche, les déclarations très optimistes du patron du Borussia évoquant « un avantage psychologique certain », et les chambrages à répétition du club allemand sur les réseaux sociaux, ça donne envie de fermer des bouches, non ?

Parce que Neymar aura du rythme

Neymar pas à 100 %, il s'en est d'ailleurs plaint lui-même, et on a vu ce que ça donnait mardi soir. Mais le 11 mars prochain, s’il ne lui arrive rien d’ici là, genre une cheville flinguée en Coupe de France, le Brésilien sera frais comme jamais pour réaliser enfin le match que tout le monde attend de lui depuis son arrivée au club il y a bientôt trois ans. A condition bien sûr que Thomas Tuchel accepte de ne pas le remettre dans sa boîte en cachemire bio sur l’étagère en vue du match retour, sur les conseils d’un staff médical trop prudent. Mais vu les déclas du joueur mardi soir, la confiance règne de ce côté.

Parce que sinon c’est la guerre nucléaire au PSG

Si Paris se faisait éliminer une quatrième saison de suite au stade des huitièmes de finale, pas besoin d’être devin pour imaginer d’ici le tableau : Tuchel serait ligoté et catapulté dans sa Bavière natale, Neymar accepterait de passer au Smic pour peu qu’on lui trouve une porte de sortie loin de Paris et Mbappé prendrait son téléphone pour envoyer des sextos à Zizou. Ne pouvant se permettre un énième fiasco, le Qatar devrait donc inviter Leonardo à secouer tout le monde au camp des loges. Et comme Tuchel joue désormais son avenir sur ce seul match du mois de mars, voilà les deux hommes sur la même longueur d’onde, prêts à rebooster tout le monde d’ici là.

Parce que Tuchel ne jouera pas en 3-4-3

Evidemment, le coach allemand ne pouvait pas se dédire en public, mais n’est pas plus bête que nous. Il aura vu tout seul que cette histoire de 3-4-3 en mode impro totale sur le match le plus important de l’année, c’était un fail grandeur nature, en plus commandé par la frousse, puisqu’il s’agissait de protéger certains joueurs de retour de blessure. Quitte à te faire éliminer de manière ridicule pour la 67e saison consécutive, autant tomber le glaive à la main. 4-4-2 poitrail en avant, Icardi ou Cavani pour accompagner Mbappé, et on comptera les morts à la fin.

Parce que Paris n’a pas pris une peignée non plus

Quand on voit le match de mardi, on se dit que finalement le PSG ne s’en sort pas si mal. Avec une équipe plus tueuse en face, ça faisait 4-1, merci au revoir et à l’année prochaine avec un nouveau gugusse sur le banc. « Si on avait mieux géré certaines situations, on aurait pu marquer plus de buts », admettait d’ailleurs Torgan Hazard en zone mixte après le match. En marquant le fameux but à l’extérieur grâce à Neymar, Paris a encore toutes ses chances de se qualifier au retour. 55 % pour être précis. Ce qui est un peu moins que les 100 % des années précédentes qui n’ont pas suffi, certes. Mais on signe pour un bon vieux 1-0 des familles ou pas ?