VIDEO. PSG-Real Madrid: La remontada, même pas en rêve... Paris s'incline encore et ne verra pas les quarts

FOOTBALL Logiquement battu par plus fort que lui, Paris n’a jamais donné la sensation de pouvoir remonter le score du match aller (1-2)…

Julien Laloye
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Paris ne marque pas pour l'instant
Paris ne marque pas pour l'instant — Thomas SAMSON / AFP

Trois semaines à parler de remontada pour ça. Le PSG avait fait monter la sauce et on s’est fait berner comme des bleus. Dominés de la tête et des épaules par le Real Madrid dans des proportions que le match aller ne laissait pas présager, les Parisiens ont tenu une mi-temps grâce à Aréola avant de prendre le bouillon logiquement après le repos. CR7 et Casemiro ont marqué, Verratti a été expulsé, les Madrilènes ont touché le poteau. Bref, une immondice de soirée. Cette fois l’arbitre n’y est pour rien, et l’absence de Neymar ne devra pas être une excuse. Le PSG est de plus en plus loin du compte en Europe.

On ne s’y attendait pas : la maîtrise madrilène d’entrée de match

On s’était imaginés ça de plusieurs manières. Qualif’, pas qualif’, c’est le jeu ma pauvre Lucette. Mais alors voir le Real Madrid brouter l’herbe du Parc aussi tranquillement qu’une charolaise au Salon de l’agriculture, on n’était pas prêt. Le pire ? Zidane avait laissé sur le banc tous ses tricoteurs habituels, jugés à court de forme (Modric, Kroos, Isco) pour finir comme au Bernabeu, avec le seul Casemiro en habitué des matchs à peu d’oxygène. Ça a été un massacre. Pris en vitesse sur les côtés, le PSG s’est fait ouvrir sur chaque contre. Quand ça tombait sur Benzema, qui manque ses duels comme s’il savait que Deschamps était en tribunes et que c’était foutu, ça passait. Mais quand le bon ballon est arrivé sur Ronaldo, c’était terminé. Tête, 1456e but en C1, merci, à l’année prochaine.

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On l’attend toujours : la pression parisienne, l’envie, la volonté de faire l’exploit quoi

Paris avait arsouillé comme jamais au niveau communication, et on se demandait mardi matin s’il fallait dénoncer ses voisins qui n’avaient pas prévu de soutenir le dernier représentant de la nation française en Ligue des champions. Forcément, après un match pareil, t’as l’air un peu couillon. Moins en raison de l’élimination que du scénario. Sans Neymar, les Parisiens sont apparus complètement paumés dès le coup d’envoi. Il y avait bien les appels de Mbappé en profondeur, mais quand il faut attendre la 40e minute pour voir un tir cadré, ça tue toutes les envies de remontada, même des plus volontaires. Cavani a dû toucher 20 ballons en deux matchs, et son but est arrivé quand tout était perdu depuis longtemps.

On l’attendait très fort mais elle n’est jamais venue : la folle ambiance au Parc

Le virage Auteuil peut rentrer chez lui la tête haute, et ça en fait au moins un. Le Collectif Ultras Paris avait promis une soirée mémorable, et il n’a pas failli. Des chants à se casser la voix deux heures avant le match, un hommage touchant aux héros de 93 invités pour l’occasion (Kombouaré, Lama, Bravo…), quelques banderoles de souvenirs de vacances pas très glorieux du côté de la Jonquera, un tifo qui avait de la gueule. Problème, le reste du Parc n’a jamais suivi, anesthésié par la domination madrilène. Franchement ? Un petit papy qui venait de prendre ses calmants avant le journal des régions sur la 3. Devant le désastre, Auteuil a choisi de se saborder avec panache en faisant péter des fumigènes à toute berzingue ? En Ligue 1, ça vaudrait un aller-retour pour Cayenne de la part de la Ligue, mais la Ligue des champions ne revient que l’an prochain.

On l’attendra un an de plus : l’entraîneur qui fera passer un cap au PSG

Unai Emery peut déjà réserver un camion de déménageurs pour fin juin. L’entraîneur espagnol ne sera pas prolongé, c’est désormais une certitude, et son testament parisien provoquera moins d’attentes que celui de Johnny. Embauché pour sa science européenne, le Basque, il est vrai pas aidé par les tirages au sort, aura été infichu de passer en quarts en deux ans, ce que Ancelotti et Blanc avaient réussi avant lui. Il n’avait pas le joujou à 220 millions, certes, mais il se sera montré incapable de donner un style reconnaissable à cette équipe dans les grands matchs. Zidane lui a appris deux fois la vie en trois semaines, et on serait Nasser, on se pencherait sérieusement sur le dossier du divin chauve. De toute façon, il n’a plus que ça à faire jusqu’à fin mai.