TFC-Nice : Enième défaite, deux expulsions, penalty raté… Toulouse repousse les limites de la lose

FOOTBALL Battu par Nice ce samedi soir (0-2), le TFC reste sur 14 défaites et un nul en Ligue 1

Nicolas Stival, au Stadium de Toulouse

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Les défenseurs du TFC Steven Moreira et Ruben Gabrielsen ont été expulsés contre Nice.
Les défenseurs du TFC Steven Moreira et Ruben Gabrielsen ont été expulsés contre Nice. — Rémy Gabalda / AFP
  • Après sa 18e défaite en 25 journées de Ligue 1, samedi soir contre Nice (0-2), le TFC s’enfonce au classement. La lanterne rouge compte 13 points de retard sur Dijon, barragiste.
  • Réduits à neuf, les Violets ont raté un penalty avant de concéder le deuxième but.

Ecrire l’Histoire, encore et encore… Tel semble être le destin du TFC cuvée 2019-2020. Battus samedi soir par Nice au Stadium (0-2), les Violets, qui ont fini à neuf contre onze, ont étiré leur série de matchs sans victoire à quinze : quatorze défaites et un nul. La « performance » réalisée entre décembre 1993 et avril 1994 (neuf revers et cinq nuls) est battue.

Après ce septième revers de rang à domicile (autre record « amélioré » en Ligue 1), le TFC consolide sa lanterne rouge, avec 13 points de retard sur Dijon, barragiste, et 14 sur le ressuscité nîmois (quatre succès d’affilée), premier non relégable.

Et sinon, le match ? Et bien, un nouveau cauchemar pour les derniers supporters d’une formation en déliquescence, qui a vu les défenseurs Ruben Gabrielsen (27e) puis Steven Moreira (78e) abandonner tour à tour leurs coéquipiers : le Norvégien pour avoir retenu Kasper Dolberg qui partait seul au but, l’ancien Lorientais pour un coup de pied dans la hanche d’Adam Ounas, après recours au VAR. « Je suis peiné pour les joueurs, on ne voit pas ne serait-ce qu’un peu de lumière, glisse l’entraîneur Denis Zanko dans un sourire désabusé. Je ne sais pas s’il peut nous arriver bien pire. »

La détresse de Leya Iseka

Face à des Niçois pourtant faiblards, surtout après la pause, les Toulousains ont pris un but à onze contre onze (Lees-Melou, 12e) puis à neuf contre onze (Hérelle, 90e+4). Aaron Leya Iseka, qui a quitté le terrain en larmes, venait de voir le penalty de l’égalisation (obtenu par le capitaine Max-Alain Gradel, de retour après deux mois d’absence) renvoyé par le portier azuréen Walter Benitez (90e+1). A croire que le Stadium a été bâti sur un ancien cimetière wisigoth.

« Cela se joue à rien, le football est vraiment très, très cruel », constate Zanko, déjà ébranlé par le revers pas forcément mérité une semaine plus tôt à Marseille (1-0).

Encore 13 matchs à jouer…

Depuis la nomination début janvier du troisième technicien cette saison, après Alain Casanova et Antoine Kombouaré, le TFC ressemble davantage à une équipe. Mais il continue d’enchaîner les déconvenues à un rythme aussi hallucinant que la maladresse de ses attaquants. Il reste encore 13 matchs avant la plus que probable descente en Ligue 2, plus fréquentée par les Violets depuis 2002-2003. C’est long, très long…