Violences sexuelles dans le patinage : Pour Sibeth Ndiaye, Didier Gailhaguet « est tombé bien bas »

PATINAGE La porte-parole du gouvernement a très peu goûté aux attaques de Didier Gailhaguet contre la ministre des sports mercredi lors de sa conférence de presse

A.L.G. avec AFP

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Sibeth Ndiaye a réagi aux propos de Didier Gailhaguet au sujet de la ministre des Sports.
Sibeth Ndiaye a réagi aux propos de Didier Gailhaguet au sujet de la ministre des Sports. — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a estimé jeudi que Didier Gailhaguet était « tombé bien bas » et qu’il était « à la limite de l’injure » lorsqu’il qualifie Roxana Maracineanu de « ministre moralisatrice », en plein scandale de violences sexuelles. En effet, la veille, le président de la Fédération française des sports de glace (FFSG), engagé dans un bras de fer avec le gouvernement qui demande sa démission, avait déploré lors d'une conférence de presse que la ministre, « moralisatrice », ne l’écoute pas, « drapée dans ses certitudes ».

Invitée à réagir aux propos de Didier Gailhaguet sur la chaîne Public Sénat, Sibeth Ndiaye s’est dite « déçue par l’homme ». Il « s’honorerait à reconnaître qu’il y a eu des dysfonctionnements importants dans cette fédération », a-t-elle ajouté. « Je considère que quand on dit d’une femme, d’une ministre, qu’elle est moralisatrice parce qu’elle considère qu’il y a des faits d’agressions sexuelles, de viols que l’on soupçonne et qui sont inacceptables, je pense vraiment que ce monsieur est tombé bien bas », a-t-elle ajouté.

Marlène Schiappa évoque des « propos assez indignes »

Elle a réitéré l’appel à la démission qui correspond à « un besoin moral, un besoin d’assumer ses responsabilités quand on est un dirigeant ». La secrétaire d’État à l’Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, a de son côté dénoncé les « propos assez indignes » de M. Gailhaguet « mettant en accusation » Mme Maracineanu.

« On n’est pas en train de faire de la morale, on est en train de faire du droit », a-t-elle souligné sur Europe 1 : « Il est interdit de procéder à des attouchements, des abus sexuels, des agressions, des viols sur qui que ce soit », a-t-elle insisté, en estimant que la présomption d’innocence « ne doit pas être un prétexte pour ne rien faire ».

Roxana Maracineanu reproche à la FFSG d’avoir remis l’entraîneur Gilles Beyer, aujourd’hui accusé de viol par l’ancienne championne de patinage Sarah Abitbol, dans le circuit au début des années 2000, malgré une enquête administrative soulignant des attitudes inappropriées.