Violences sexuelles dans le patinage : « Si j’avais su, je l’aurais dit », Nelson Monfort réagit au scandale

PATINAGE ARTISTIQUE Le commentateur vedette du patinage artistique sur France Télévisions assure qu’il ne savait rien du scandale qui frappe le milieu de la glace

A.L.G.

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Le commentateur vedette du patinage sur France TV a réagi au scandale qui frappe le milieu.
Le commentateur vedette du patinage sur France TV a réagi au scandale qui frappe le milieu. — Yuri KADOBNOV / AFP

L’emblématique commentateur français de patinage artistique, Nelson Monfort, s’est exprimé au sujet des accusations de viols qui secouent le milieu de la glace depuis les révélations du journal L’Equipe et la parution du livre-confession de Sarah Abitbol. S’il ne s’exprime que maintenant dans les colonnes du Parisien, c’est parce qu’on ne lui avait « pas demandé [son] avis avant ».

Avant d’évoquer les faits, Monfport est d’abord revenu sur la conférence de presse de Didier Gailhaguet mercredi. « Dans un premier temps, j’ai trouvé Didier Gailhaguet​ très combatif. Et puis, moi qui le connais bien depuis des années, je l’ai trouvé très ému. Je ne l’ai jamais vu comme ça. Il a employé deux mots : faute et erreur. Il avait sûrement un troisième mot en tête, c’est le mot regret », a déclaré le journaliste. Je suis sûr qu’il regrette très profondément toute cette histoire et de ne pas en avoir pris la mesure plus tôt. Il était au bord des larmes.

Interrogé sur les bruits de couloir qui auraient pu lui revenir aux oreilles, Nelson Monfort assure ne pas avoir « été au courant pour les viols ». « Même avec Philippe (Candeloro, avec qui il forme le duo de commentateurs pour France Télévisions), on n’en a jamais parlé. Comment penser que j’ai pu être au courant de telles horreurs sans les dénoncer ?, demande-t-il. Je suis journaliste, pas porte-parole d’une fédération ou d’une autre. Si j’avais su, je l’aurais dit. C’est pire que tout. Je pense qu’une prise de conscience est plus que nécessaire. Et celle-là va vraiment être salutaire. Il faut que la peur change de camp. »