Violences sexuelles dans le patinage: «Je n'ai pas protégé Gilles Beyer» et «la ministre est moralisatrice», se défend Didier Gailhaguet

LIVE Le président de la Fédération française des sports de glace a convoqué la presse pour se défendre après la demande de démission de la part de la ministre des Sports

N.C.

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Didier Gailhaguet
Didier Gailhaguet — AFP

L’ESSENTIEL

  • La ministre des Sports Roxana Maracineanu a demandé, lundi, à Didier Gailhaguet de démissionner après les multiples accusations d’agression sexuelles dans le milieu du patinage artistique.
  • Le président de la Fédération française des sports de glace, qui donne une conférence de presse ce mercredi, a dit « qu’il allait réfléchir », accusant à son tour les politiques d’avoir failli à leur rôle.
  • Souvent décrié et au cœur de multiples scandales, Didier Gailhaguet a toujours su faire le dos rond pour rester à la tête de la FFSG.

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16h02C'est la fin de ce live. Merci à tous de l'avoir suivi, j'espère avoir été le plus complet possible. Mon collègue Julien était sur place, il reviendra sur tout ça très vite, avec aussi les éléments se trouvant dans le fameux dossier remis par Didier Gailhaguet aux journalistes. Bon après-midi à toutes et à tous. 

 

16h00: Beaucoup, beaucoup de choses à vérifier pour nous tous après cette conférence de presse. On va s'y atteler. On va encore parler énormément de tout ça dans les jours à venir, c'est certain. 

15h57Ce qu’on retient à chaud​

Il ne démissionnera pas, en tout cas pas avant d'avoir le résultat de l'enquête lancée par le ministère.

Il n’a pas protégé Gilles Beyer («ami», c’est un grand mot, a-t-il d’ailleurs dit à son propos)

Il ne connaissait pas 90 % des faits sortis dans la presse ces derniers jours

Il attaque la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, qui lui fait un procès sans rien connaître, à l’écouter.

Il regrette que la FFSG soit «traînée dans la boue» et qui lui soit «sali par des minables»

15h55FIN DE LA CONFERENCE DE PRESSE

Sur cette dernière phrase: «il vous appartient de vérifier si mes propos sont exacts». 

15h53: Sur le livre de Sarah Abitbol, toujours

«Il est regrettable que les faits soient prescrits. S'ils sont avérés, ils méritaient la justice.»

15h51: Il remet en cause le choix d'Abitbol de parler dans L'Obs (et non pas à la Fédération je suppose). 

«Il est important que la libération de la parole se fasse. Mais ce qui me touche, c’est cette boue lancée sur notre fédé, elle ne le mérite pas.»

15h45: Le débat tourne un peu en rond là. De toute façon si Didier Gailhaguet n'y met pas un terme ça peut encore durer trois heures, les journalistes auront toujours des questions à poser. Il y en a tellement...

15h40: «Je m'amuse, façon de parler parce que je trouve ça honteux, de lire que tout le monde était au courant de tout sur M. Beyer. Pourquoi tout le monde n’a-t-il pas parlé? Il n'y a jamais eu de plainte. Il n'a pas de casier juduciaire.»

On touche là au «système Gailhaguet», raconté par tous les journaux depuis la fin de la semaine dernière (et notamment ici). 

 

15h35: Il ne se mettra pas non plus en retrait le temps de l'enquête. «On ne peut pas me dire que je suis en responsabilité et me demander de me mettre en retrait.»

15h30: Ah, la question sur la responsabilité morale. En gros, même s'il ne savait rien, ne devrait-il pas démissionner quand même car il était EN CHARGE de la Fédération pendant toutes ces années? 

«Je veux voir les conclusions du rapport de l’inspection générale. Je tiens à les connaître. Je saurai en tirer les conclusions. Je suis persuadé que ma démission va régler tous les problèmes du sport français. Proposition de la ministre que j’ai trouvé ridicule, qui dit qu’il faut un homme et une femme pour entraîner. Ça n’a rien enlevé aux problèmes qui se posent et qui se sont posées. Valable dans le patinage, en gym et dans plein d’autres disciplines.

Je suis conscient de la gravité de la situation. Je ne suis ni amnésique, ni idiot.»

15h25: «Je vous regarde bien droit les yeux dans les yeux, je vous affirme que personne n’est venu me voir pour me parler des faits d’attouchement dont se serait rendu coupable M.Beyer. Hormis la femme dont j'ai parlé au tout début, et encore ce n'était pas pour ce type de faits.»

15h22Question sur le retrait de la délégation, voire de l'agrément, à la FFSG 

C'est l'avocat qui répond: «Il faut des preuves. Dispose-t-on de preuves récentes qui justifieraient ce retrait ? Pour le moment je n’en ai vu aucune. Après si elle [la ministre des Sports] veut le faire pour se refaire une virginité, qu’elle le fasse. Ou bien il y a des faits actuels et on en parle, ou bien il n’y a rien et on ne peut retirer l’agrément.»

15h19: «Je considère que des salopards ont fait des choses immondes, mais qu'il n'y a pas de réseau. Si l'enquête démontre (qu'il y a ce réseau), je prendrai des décisions en conséquence.»

15h16: L'avocat intervient en disant que les membres du bureau fédéral qui ont annoncé leur démission ce matin ne l'ont pas fait «parce qu'ils ne soutiennent pas Didier Gailhaguet», c'est par ce qu'ils «ne supportaient plus cette ambiance. Que des gens leur disent qu'ils travaillent dans une Fédération de violeurs.»

15h14: «Je suis atterré de découvrir qu'il y a eu des viols dans notre Fédération», répète-t-il une nouvelle fois. Il ne savait rien rien rien de ces agissements depuis 30 ans. 

«Nous n'avons pas assez de moyens pour faire un certain nombre de choses. Nous ne sommes pas la police, ni la justice.»

15h12: Question sur Gilles Beyer, team manager lors des Mondiaux juniors en 2011

«A cette époque, Beyer blanchi par enquête de police, il n'a pas provoqué de problèmes majeurs. Je suis peut-être naïf, mais j'ai pensé qu'il pouvait encadrer des mineurs.»

15h09: Joli ping-pong entre les journalistes et Gailhaguet. Je vous passe les détails, c'est très complexe à suivre. On parle de dates et de faits très précis. Le dirigeant est soutenu par l'avocat de la Fédération, ils tentent de répondre point par point. 

15h06: On passe aux questions des journalistes. La première concerné une lettre envoyée il y a 20 ans par des proches d'une jeune patineuse sur Gilles Beyer. 

«Il y a eu une enquête de police. Moi je ne suis pas la police. J’ai été interrogé, c’est tout. La police a conclu que les faits qui lui étaient reprochés n’étaient pas avérés. Personnellement, je ne sais plus si j’ai répondu. J’ai dû avoir les personnes concernées, et la personne qui était proche de la famille et qui a amené la victime.»

15h04: Attaque directe contre la ministre des Sports, Roxana Maracineau

«Un pervers sexuel avait été trouvé dans son club de natation à Clamart. A-t-elle d’ailleurs diligenté une enquête? Il faut déjà balayer devant chez soi.»

15h02: «Il n’y a pas de fédération parfaite, car la société et les hommes ne le sont pas. Pour démissionner, il faudrait que j’ai commisses fautes. Je n’en ai pas commises.

J’attendrai le résultat de l’inspection du ministère avant de prendre une décision sur la démission qui m’a été demandée. Il m’est demandé de démissionner en cause de faits qui remontertnt à 30 ans, que j’ai appris il y a une semaine et demie.»

15h00: «Parler d’un réseau de copains, d’omerta, pour désigner tout simplement une méconnaissance des faits et des dysfonctionnements avérés, y compris ceux de l’État, c’est trop facile. Où commence la rumeur ? Ou s’arrête-t-elle ? S’il fallait condamner des gens sur l’unique rumeur, il n’y aurait plus grand monde dans cette salle.»

14h57: Le dirigeant égraine actuellement les noms de cas qui lui ont été remontés et dont il s'est occupé, d'une manière ou d'une autre. On se perd un peu dans tout ça. 

14h55: A l'écouter, Didier Gailhaguet n'a jamais été au courant de RIEN. Si c'est vrai, c'est assez dingue pour un président de Fédération. 

14h53: Allez hop, une pique pour ceux qui parlent depuis le début de la semaine. 

«C'est bien trop facile de venir baver sur les plateaux de télé pour dire que tout le monde savait. Leur non dénonciations sont coupables.» Gailhaguet évoque aussi le père de Peizerat, décédé aujourd'hui, et qui était à la fédé à l'époque.

14h51Sur le livre de Sarah Abitbol >> «J’ai appris ces faits il y a une semaine et demie».

14h49: «M. Beyer n’a fait l’objet d’aucune plainte, aucune enquête de police.» QUOI ? 

14h48: «Pour couronner les dysfonctionnements du ministère, M. Beyer a continué à organiser des stages, et ce pendant 17 ans sans discontinuer, en internat, avec des mineurs, avec la bénédiction des services déconcentrés de l’Etat. Je vous laisse juger», dit-il ne montrant un document portant le cachet du ministère. 

14h46: Il raconte comment Gilles Beyer a été réintégré au ministère de l'Education nationale suite à l'enquête qui avait été menée au début des années 2000. Ce qu'il avait déjà souligné à la sortie du ministère lundi soir. 

14h44: Premier cas, celui de Gilles Beyer

«J’ai rencontré une jeune sportive qui ne m’a pas parlé de viol ou d’attouchement mais de gestes équivoques. Je lui ai proposé un soutien d’ordre psychologique. Elle a voulu parler à la ministre de l’époque. Je le lui ai vivement conseillé de le faire. Je pense que Mme Buffet a été une bonne ministre mais sur ce dossier ses services ont dysfonctionné.»

14h42: Gailhaguet expose maintenant les cas qui lui ont été soumis, un par un. 

14h40: «Nous ne sommes pas les seuls puisque 28 sports ont été concernés par des 77 affaires semblables. C'est une honte qu’on ne parle que de patinage. Je n’entends plus parler de tennis ou d’autres sports.Je suis sali par des minables qui ne connaissent ni mon travail, ni l’homme. Je ne considère pas que la FFSG m’appartienne. Je me suis livré à une analyse de faits. Où aurais-je pu pêcher par négligence ou incompétence ? Je n’ai pas fait de fautes, des erreurs certainement.»

14h38: «J'ai découvert 90% des faits par la presse et par un livre (celui d'Abitbol). Fait atroces ,inadmissibles. Nous ne les supportons pas. Je suis un passionné de sport, il doit être un lieu d'épanouissement. Je suis un homme imparfait mais clean.»

14h37: «La Fédération n'est pas un ramassis de pervers sexuel comme le dit honteusement l’Obs. Depuis quand dans ce pays a-t-on supprimé la présomption d’innocence. Nous avons une ministre moralisatrice.»

14h36: «Je connais bien ces filles ces filles. Je suis anéanti par ces vies brisées par des salauds qui ont profité d'elles. Il n'y a pas de mots pour décrire mon dégoût. Cette face cachée, ce n'est pas la Fédération».

14h34: «Il faut encaisser des coups. Et des coups bas. Je suis ici pour rétablir la vérité. J'ai bien compris qu'en démocratie il ne suffit pas d'avoir raison, il faut aussi convaincre. Onde de choc sur les sports de glace. Je suis très affecté par cette situation dont je mesure la gravité.» 

14h32: «Je ne pensais pas qu'il y aurait autant de monde». 

 

14h30Et oui il est bien là. Didier Gailhaguet s'installe.

14h29Il arrive il arrive !! 

14h23: On rappelle le contexte de la conf', quand même > Gailhaguet est poussé à la démission par la ministre des Sports, il a été lâché par une partie de son bureau hier soir. Il a promis de rendre public des documents aujourd'hui, dont on ne connaît pas la teneur. Pour se dédouaner ? Pour charger le ministère des Sports de l'époque ? C'est ce que l'on va découvrir. 

14h20: Info qui vient de tomber. Le gouvernement a fait savoir qu'il soutenait «évidemment» la demande de démission de Dider Gailhaguet. Sibeth Ndiaye, la porte-parole, a répété que le président de la FFSG avait a minima une «responsabilité morale» dans ces affaires. 

14h17: On est au poste, dans l'attente de l'arrivée du président de la Fédé. On n'est pas les seuls, vu l'affluence à la FFSG.

13h30: En attendant que l'on prenne l'antenne, vers 14h15, quelques papiers pour vous donner des éléments de contexte. Le premier est un portrait de Gailhaguet, le second revient sur le bureau exceptionnel d'hier soir, qui s'est conclu par un soutien à Gailhaguet. Mais tous les membres n'étaient pas d'accord. 

 

13h30Bonjour à tous. On ouvre un live pour suivre la conférence de presse de Didier Gailhaguet. Le président de la Fédération des sports de glace a donné rendez-vous à la presse pour fournir des élements sur ce qui lui est reproché par la ministre des Sports, à savoir d'avoir étouffé des affaires de violences sexuelles au sein de sa fédération. 

Que va bien pouvoir dire Didier Guailhaguet ? Le président de la Fédération françaises des sports de glace, sommé par la ministre des Sports Roxana Maracineanu de démissionner après les révélations d'affaires de violences sexuelles commises dans le milieu du patinage, a convoqué la presse pour présenter sa défense. Rendez-vous a été pris à 14h30 ce mercredi, au siège de la Fédération. Le dirigeant a promis de distribuer des dossiers à tout le monde, dans lesquels il répond point par point. 

>> On se rejoint vers 14h15 pour suivre les derniers événements de cette vaste