Violences sexuelles dans le patinage: Le comité olympique apporte son soutien aux victimes et aux décisions de Maracineanu

VIOLENCES SEXUELLES Si le ministère décide de retirer sa délégation à la Fédération des sports de glace, le CNOSF suivra

N.C. avec AFP

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Denis Masseglia, le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF).
Denis Masseglia, le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF). — Vincent Loison/SIPA

Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a apporté mardi « son entier soutien aux victimes des actes de violences sexuelles » une semaine après que d’anciennes patineuses ont publiquement témoigné avoir subi viols ou agressions sexuelles de la part d’entraîneurs. « La libération de la parole, qui concerne aujourd’hui de nombreux secteurs de la société, doit se poursuivre afin que la justice puisse être officiellement saisie », écrit le CNOSF.

Par ailleurs, le Comité national olympique promet qu’il « prendra toutes ses responsabilités conformément aux dispositions prévues dans le code du sport » alors que la ministre des sports Roxana Maracineanu a menacé lundi de retirer sa délégation à la Fédération française des sports de glace (FFSG). Le comité olympique devra donner son avis, non contraignant, sur cette demande avant que le ministère ne prenne une décision.

La ministre des Sports a également demandé lundi à Didier Gailhaguet – inamovible président de la Fédération française des sports de glace (FFSG) depuis 1998, à l’exception de la période 2004-2007 – de démissionner. Didier Gailhaguet avait été convoqué au ministère pour s’expliquer notamment sur le maintien dans le circuit du patinage, dans les années 2000, de l’entraîneur Gilles Beyer, accusé de viol trente ans après les faits par la championne Sarah Abitbol, et déjà soupçonné d’attitudes peu appropriées auparavant.