Violences sexuelles dans le patinage : Didier Gailhaguet assure qu’il n’a rien à se reprocher et charge le ministère des Sports

PATINAGE Le président de la Fédération farnçaises des sports de glace s'est défendu à la suite des déclarations de la ministre Roxana Maracineanu

N.C.
— 
Didier Gailhaguet, président de la FFSG, à la sortie du ministère des Sports, le 3 février 2020.
Didier Gailhaguet, président de la FFSG, à la sortie du ministère des Sports, le 3 février 2020. — Bertrand GUAY / AFP

Droit dans ses bottes. Une heure après la conférence de presse lors de laquelle Roxana Maracineanu a demandé sa démission, le président de la Fédération française des sports de glace Didier Gailhaguet a contre-attaqué. En résumé, il n’a rien à se reprocher – ou si peu. Ce qui n’est pas le cas du ministère des Sports. « J’ai commis des erreurs, mais je n’ai pas fait de fautes », a-t-il déclaré aux médias à la sortie du ministère des Sports, où il était convoqué par Roxana Maracineanu.

Il promet une conférence de presse mercredi

« La Fédération et ses cadres techniques ne sont pas un ramassis de prédateurs sexuels ayant le viol pour culture. Personnellement, j’ai patiné, j’ai entraîné, j’ai dirigé, au sein de cette Fédération, et je suis un homme clean, a-t-il poursuivi. Devant tout ce gâchis, les premiers responsables sont ceux qui ont laissé commettre ces exactions. Je veux bien sûr citer le ministère et la ministre des Sports de l’époque [Marie-George Buffet], qui de par leur lâcheté, leur incompétence et leurs nombreuses volte-face, ont permis de laisser des personnes sur la glace dans des sports à maturité précoce, donc plus exposés, alors qu’elles auraient dû être soignées et mises hors d’état de nuire. »

Interrogé sur son intention ou non de démissionner, Gailhaguet a répondu : « On va réfléchir à tout ça », renvoyant à une conférence de presse mercredi. Il a également fait savoir qu'il présenterait à cette occasion des documents.