Superbowl : L'hommage à Bryant, la pub de Trump et le show de Shakira et J-Lo, revivez la meilleure nuit de l'année

NFL Kansas City a battu San Franciso après la finale disputée d'un Superbowl qui a aussi valu le détour hors du terrain

J.L. avec AFP

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Shakira et Jenifer Lopez à la mi-temps du Superbowl 2020.
Shakira et Jenifer Lopez à la mi-temps du Superbowl 2020. — Charlie Riedel/AP/SIPA

Comme des chefs : Kansas City et son talentueux quarterback Patrick Mahomes ont remporté le 54e Super Bowl de la NFL, le deuxième de l’histoire de la franchise de football américain, aux dépens de San Francisco (31-20), dimanche à Miami au terme d’une finale au suspense haletant. La franchise du Missouri, qui met ainsi un terme à cinquante ans de disette depuis son premier sacre face à Minnesota, succède au palmarès à New England. Mais au-delà du terrain, le Superbowl a comme d’habitude autant valu par ses publicités hors de prix et son concert à la mi-temps. Florilège de la nuit.

Kobe Bryant dans les cœurs

Le décès accidentel du légendaire basketteur a ému bien au-delà de la NBA et une semaine jour pour jour après sa disparition, la NFL a voulu lui rendre hommage. Avant la présentation des équipes, les Chiefs et les 49ers se sont positionnés sur leurs lignes des 24 yards, clin d’œil au numéro de maillot de Kobe Bryant. Le stade a alors observé une minute de silence. Dans le public, au milieu des maillots de Kansas City et San Francisco, certains portaient la tunique des Lakers frappée du numéro 8 (celle de Kobe Bryant au début de sa carrière) ou du 24. Plusieurs joueurs du Super Bowl avaient inscrit sur leurs chaussures des messages en mémoire du « Black Mamba », le surnom de Bryant.

Fièvre latina à la mi-temps

Attendues pour donner une touche hispanique à ce Superbowl qui se disputait à Miami, la métropole la plus latino des Etats-Unis, Shakira et Jennifer Lopez n’ont pas déçu. La Colombienne a démarré avec un medley comprenant notamment Whenever, Wherever et Hips Don’t Lie, bientôt rejointe par le rappeur et chanteur portoricain Bad Bunny. La New-Yorkaise Jennifer Lopez a pris le relais, maintenant le rythme effréné. Aux célèbres mouvements de hanches de Shakira, J-Lo a répondu par des ondulations du fessier et une séance de pole dance, tout droit sortie de son récent film Queens. Les basses, la danse, les battements par minute, tout rappelait l’atmosphère des clubs de Miami. A l’applaudimètre et sur les réseaux sociaux, Shakira l’a emporté haut la main.

Trump et Bloomberg se font (de) la pub

Célébrités, loufoqueries et nouveautés qu’avaient convoquées les marques pour leurs spots n’y ont rien fait, le terrain publicitaire le plus prisé de l’année a été phagocyté par Donald Trump et Michael Bloomberg, premiers candidats à la présidentielle à s’offrir une publicité lors du Superbowl dans tout le pays. Plutôt que de s'attaquer l'un l'autre, ils ont préféré s’éviter et s’adresser chacun aux électeurs noirs. Le président a mis en avant sa réforme du système judiciaire américain, incarnée par une femme noire, qui a bénéficié d’une libération anticipée. Un message accueilli avec scepticisme sur Twitter, beaucoup l’accusant d’instrumentalisation. Le spot de Michael Bloomberg, contre la violence des armes, présentait lui aussi une femme noire, la mère d’un jeune homme tué par balles. Le principal lobby des armes, la NRA, a immédiatement contre-attaqué, prévenant que les propriétaires d’armes ne se laisseraient pas déposséder.