Mort de Kobe Bryant: « La même façon de faire et la même personnalité »… Gianna, décédée dans le crash, marchait dans les pas de son père

BASKET La fille de Kobe Bryant, 13 ans, était dans l'hélicoptère qui s'est écrasé au nord-ouest de Los Angeles dimanche 

N.C. avec AFP

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Kobe Bryant avec sa fille Gianna, le 29 décembre 2019 au Staples Center de Los Angeles.
Kobe Bryant avec sa fille Gianna, le 29 décembre 2019 au Staples Center de Los Angeles. — ANDREW D. BERNSTEIN / NBAE / Getty Images / AFP

A 13 ans, elle intéressait déjà les plus grandes universités américaines et franchises de la WNBA, le championnat professionnel féminin : Gianna Bryant devait reprendre sur les terrains de basket le flambeau de son père Kobe, aux côtés de qui elle a trouvé la mort dimanche dans un accident d'hélicoptère.

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Quand les supporters des Los Angeles Lakers lui demandaient s’il ne regrettait pas de n’avoir eu que des filles, Kobe Bryant souriait. Le père de Natalia (17 ans), qui joue au volley-ball, de Gianna, de Bianka (3 ans) et de Capri (sept mois), pressentait qu’il avait trouvé son héritière. « C’est quelqu’un de spécial » quand elle joue de basket, avait expliqué le quintuple champion NBA en 2018 lors de la célèbre émission de fin de soirée de Jimmy Kimmel.

« Lorsque des fans me disent devant elle, il faut que t’aies un garçon pour qu’il poursuive la dynastie, elle me dit : «Je m’en occupe, ne t’inquiète pas» », avait-il ajouté, très fier. Gianna Bryant, dont le prénom comme celui de ses trois soeurs a une consonance italienne, souvenir des années passées d’enfance en Italie par leur père, était devenue son ombre.

Elle l’accompagnait à des matchs de NBA et WNBA, elle se perfectionnait à ses côtés dans le gymnase de leur villa et il entraînait l’équipe de son collège. C’est d’ailleurs en se rendant en hélicoptère à un tournoi dans laquelle l’équipe, surnommée la « Mamba Team » en référence à l’un des surnoms de Kobe Bryant, devait s’aligner qu’ils ont trouvé la mort. Ils étaient notamment accompagnés d’une de ses coéquipières et de ses parents.

A croire son père, modèle de professionnalisme et d’exigence durant toute sa carrière passée sous le maillot des Lakers de 1996 à 2016, Gianna, qu’il surnommait affectueusement Gigi, était, comme lui, obnubilée par le basket. « Ce que j’aime chez Gigi, c’est sa curiosité pour le basket, elle s’intéresse à tout (…) Dans des situations complexes durant un match, elle a cette faculté rare à analyser ce qui se passe et me poser la bonne question », avait expliqué l’emblématique numéro 24 des Lakers au quotidien Los Angeles Times en octobre dernier.

« C’est un privilège de la voir jouer et de voir comme elle se déplace sur un parquet, certaines de ses expressions aussi (…) C’est fou de voir comme la génétique marche », avait-il ajouté. Gianna aurait même réallumé la passion du basket pour son père, dont la fin de carrière a été émaillée de graves blessures et de désillusions sportives avec les Lakers.

« La même personnalité »

Son parcours était quasiment déjà tracé : elle voulait rejoindre « à tout prix », selon son père, l’université de Connecticut, référence du basket américain, avant de tenter sa chance en WNBA. Son père et son parrain Rob Pelinka, ancien agent de Kobe et manageur général des Lakers, lui avaient fait rencontrer des stars et des entraîneurs du basket féminin.

Plus que ses illustres patronyme et ascendance, ce sont ses aptitudes sur les parquets qui avaient tapé dans l’oeil, notamment de l’entraîneur de l’équipe des LA Sparks, la franchise de basket féminin basé à Los Angeles. « Ils ont la même façon de faire et la même personnalité », expliquait Derek Fisher, ancien coéquipier… de Bryant aux Lakers. Elle avait même hérité d’un surnom inspiré par celui de son « Black Mamba » de père : pour beaucoup, elle était déjà « Mambacita », la petite Mamba en espagnol.