Coupe de France : Fin de la parenthèse enchantée pour l'Athlético Marseille, éliminé par le Stade Rennais

FOOTBALL Le club des quartiers Nord de Marseille s’est fait éliminer par Rennes, ce dimanche, en seizièmes de finale de Coupe de France. Frustrant mais logique

Au stade Parsemain, Jean Saint-Marc

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Les Marseillais de Sander Benbachir n'ont pas démérité face aux Rennais de Flavien Tait.
Les Marseillais de Sander Benbachir n'ont pas démérité face aux Rennais de Flavien Tait. — AFP

Et le silence revint à Parsemain. La fête est finie pour l’Athlético Marseille, éliminé de la Coupe du France par Rennes, ce dimanche, en seizièmes de finale ( 0-2). Après les pétards, les fumigènes, les « Aux Armes », il ne reste que les regrets. « On paye pour apprendre, ça fait partie de la progression des joueurs », soupire l’entraîneur Farid Fouzari, soulagé de « ne pas avoir pris une casquette » sous les yeux du nouvel actionnaire Cyril Hanouna. 

Les Marseillais ont dominé pendant près d’une demi-heure, mais n’ont pas réussi à tromper un excellent Edouard Mendy. Contre le cours du jeu, et contre le vent glacial, les Rennais ont rapidement marqué. Le très bon gardien de l’Athlético Paul Cattier n’a rien pu faire face à une magnifique reprise d’Hamari Traoré en pleine lucarne (0-1, 23e). Raphinha a fait le break juste avant la mi-temps (0-2, 45e+1). La deuxième mi-temps, interrompue pendant un quart d’heure pour des fumigènes et des jets de bouteille, est plus oubliable.

« On a rivalisé dans le jeu »

Mais le scénario est frustrant pour des Marseillais qui ont été tout sauf ridicules. Malgré les quatre divisions d’écart, leur niveau semblait proche de celui des Rennais. « On a rivalisé dans le jeu et on les a embêtés avec notre pressing haut. Mais on a manqué de précision dans les deux surfaces », peste Farid Fouzari. La différence entre les pros et les amateurs ? « C’est leur efficacité, rétorque le gardien marseillais Paul Cattier. Leur gardien fait de gros arrêts sur nos occasions et nous, on encaisse un « top but » ! » « On a manqué de réalisme à trois reprises, ça aurait changé la physionomie du match, embraye le président marseillais Karim Aklil. Rennes, au contraire, c’est deux occasions deux buts ! »

L’Athlético va donc retourner à son quotidien. Sportivement, tout va bien : les Marseillais ferraillent pour monter en National 2 à la fin de la saison, et, selon l’entraîneur rennais Julien Stéphan, « ont le niveau d’une équipe de National. » C’est plus compliqué dans les bureaux : le club est sous la menace d’une nouvelle rétrogradation administrative, qui pourrait cette fois le mener en district. La parenthèse enchantée va-t-elle se refermer ?

Rennes « n’a pas douté »

Du travail de professionnels. Dominés en première mi-temps, les Rennais se sont sortis du piège tendu par l’Athlético Marseille, notamment grâce à un but magnifique d’Hamari Traoré.

« C’est la force de l’équipe, on sait faire le dos rond et marquer dans les moments où on nous attend le moins, au moment où ça fait mal aux adversaires », note James Léa-Siliki.

Le Stade Rennais, bien aidé par un excellent Edouard Mendy, n’a donc presque pas tremblé pour se qualifier pour les huitièmes de finale de Coupe de France. « On a eu quinze minutes difficiles, mais on a su résister, estime l’entraîneur rennais Julien Stéphan. On n’a pas douté car on a marqué au bon moment, à la sortie de leur temps fort. » Vite fait, bien fait.