OM-Bordeaux : Le choc est redevenu chic... Marseille séduit et s'installe en seul dauphin crédible du PSG

FOOTBALL L’OM a consolidé sa place de deuxième de Ligue 1 en battant Bordeaux 3-1, ce dimanche, au stade Vélodrome. Au terme de la 17e journée, Marseille se détache parmi les poursuivants du PSG

Au stade Vélodrome, Jean Saint-Marc

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Morgan Sanson a marqué un but et a adressé une passe D, le 8 décembre 2019, lors d'OM-Bordeaux.
Morgan Sanson a marqué un but et a adressé une passe D, le 8 décembre 2019, lors d'OM-Bordeaux. — G. Julien / AFP
  • Mené au score à la mi-temps, l’OM d’André Villas-Boas a renversé la vapeur pour battre Bordeaux 3-1, ce dimanche. Un séduisant Payet et un Sanson de nouveau décisif ont porté Marseille.
  • Les Girondins ont montré leurs limites dans la lutte pour le podium : ils sont désormais cinquièmes, huit points derrière Marseille (deuxième). Mais ils n’ont que deux longueurs de retard sur Lille (troisième.)

Marseille et Bordeaux sont de vieux rivaux. Mais pas vraiment, ou pas encore, des adversaires égaux. Avec une victoire 3-1 au Vélodrome, ce dimanche, l’OM a expulsé les Girondins du podium, les renvoyant même à la cinquième place de la Ligue 1. Marseille, dauphin du PSG, a huit points d’avance sur les Marine et Blanc.

Le choc redevient chic

Deux petits buts marqués lors des quatre derniers OM-Bordeaux au Vélodrome. Le derby d’antan n’était plus passionnant mais le revoilà pimenté, entre rivalité sportive et euphorie marseillaise. L’ambiance a été explosive dans l’avant match, puisqu’un bus de supporters bordelais a été caillassé et qu’une centaine de Marseillais ont profité du désordre pour forcer les accès.

Le Vélodrome était enroué en première mi-temps, mais il a retrouvé sa voix pour saluer la renaissance d’Amavi, buteur sur corner (48e, 1-1). Dans le parcage aussi, les Bordelais étaient bouillants pour ce « lusitanico » et leur première au Vel depuis 2015.

Sousa toujours stagiaire

L’entraîneur portugais de Bordeaux (49 ans) a été le stagiaire de son compatriote Villas-Boas (42 ans) à Tottenham, en 2012. L’élève n’a pas rattrapé le maître, mais s’en rapproche : son 3-4-2-1 polymorphe donne la migraine aux observateurs, mais aussi aux acteurs de la Ligue 1.

Kamara, Caleta-Car et Alvaro ont été bernés par un joli triangle bordelais : De Préville s’est appuyé sur Maja, qui a servi l’ancien Parisien Adli en retrait. Sa frappe sèche, dans le petit filet, était imparable (30e, 0-1). Les Girondins se sont, sinon, procuré peu d’occasions, avant de disparaître après le repos. Une pensée pour le pauvre Pablo, responsable sur les trois buts marseillais. Monsieur maladroit à la relance.

L’OM décolle

A la mi-temps, les visages étaient fermés dans les virages. Sitôt la reprise, Amavi a rallumé la flamme d’une tête rageuse, sur un corner direct de Sanson (48e, 1-1). L’ancien Montpelliérain, qui manque souvent de justesse devant le but, a ensuite aligné Costil de loin, après une nouvelle bourde girondie (60e, 2-1). Cet OM séduisant, porté par un Payet enchanteur, a parachevé sa victoire sur un contre rapide, conclu par Radonjic, aidé par le pauvre Tchouameni (92e, 3-1). L’OM prend son envol, et compte désormais six longueurs d’avance sur Lille. Presque de quoi regarder les manants de la L1 de haut.