FC Nantes-Paris FC : C’était plutôt le Paris Fessée pour des Canaris en plein festival offensif

FOOTBALL Le FCN détient le record de la victoire avec le plus grand écart en Coupe de la Ligue depuis mercredi soir et son succès (8-0) contre le Paris FC (Ligue 2)

David Phelippeau

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Le désarroi de Felipe Saad contraste avec la joie nantaise.
Le désarroi de Felipe Saad contraste avec la joie nantaise. — LOIC VENANCE / AFP
  • Le FC Nantes a écrabouillé (8-0) le Paris FC, mercredi soir, à la Beaujoire, en 16es de finale de la Coupe de la Ligue.
  • Les Canaris sont détenteurs désormais du record du succès avec le plus grand écart dans cette compétition, créée en 1994.
  • Le PFC, même s’il était affaibli, a réalisé une prestation indigne d’un club professionnel.

Quoi de plus normal finalement. Pour la première du Hellfest sur le maillot du FC Nantes, les Canaris ont offert un festival (offensif) mercredi soir, en 16es de finale de la Coupe de la Ligue, en pulvérisant (8-0) la lanterne rouge de Ligue 2, le Paris FC.

Un triplé de Simon, un doublé de Blas, un but pour Louza et Youan ont permis aux Canaris de signer le succès avec le plus grand écart en Coupe de la Ligue. Un record qui devrait rester nantais puisque cette compétition vit ses derniers mois et sera supprimée en fin de saison.

Gourcuff détenait le précédent record de la plus grosse défaite avec… Rennes

« J’avais perdu 7-0 dans cette même épreuve avec Rennes à Monaco. » Christian Gourcuff, le coach nantais, est bien placé pour connaître l’ancien record. C’était en décembre 2016 et il était entraîneur du Stade Rennais. « Je préfère gagner 8-0...», conclut-il dans un grand sourire. « Mais, au-delà des buts, on a vu du foot, se réjouit le technicien. On a vu des enchaînements de qualités. Il y a eu de la volonté de trouver des relais dans les renouvellements de passes. Il y a eu de la fluidité dans la circulation du ballon. » Pas certain néanmoins qu’on puisse tirer beaucoup d’enseignements sur les prestations individuelles par exemple de Moutoussamy et Basila (sur les côtés de la défense) tant l’adversité était faiblarde.

A la pause, les Nantais menaient déjà 5-0. « Le coach nous a dit de ne surtout pas nous relâcher à la mi-temps… », raconte Blas, qui a inscrit ses deux premiers buts sous le maillot nantais depuis son arrivée cet été et qui s’est entendu à merveille avec Louza au milieu du terrain.

Bazdarevic a « honte »

Le Paris FC, qui n’avait au coup d’envoi que deux titulaires du dernier match de Ligue 2, aurait pu au moins sauver un peu sa dignité, mais Oussama Abdeldjelil a complètement manqué son penalty (51e). « Ce fut un très long calvaire, a reconnu Mecha Bazdarevic, l’entraîneur parisien. J’ai honte ce soir. Pour nous, pour le club. C’est honteux de défendre les couleurs du PFC de cette manière. Cela va être difficile d’oublier ce match, mais il va falloir pourtant… »

Les Nantais sont, quant à eux, pas près de l’effacer de leurs mémoires. « Non, je n’avais jamais gagné avec un écart aussi grand, a ri Imran Louza. Enfin si, en U7 ou U8 ! »