Rennes: La pelouse patinoire du Roazhon Park va-t-elle survivre à l’automne pluvieux?

FOOTBALL Dimanche, les joueurs ont souvent glissé lors du match entre Rennes et Toulouse

Camille Allain

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Eduardo Camavinga sur la pelouse du Roazhon Park lors du match face à Toulouse, le 27 octobre 2019.
Eduardo Camavinga sur la pelouse du Roazhon Park lors du match face à Toulouse, le 27 octobre 2019. — David Vincent / SIPA
  • Face à Cluj et Toulouse, la pelouse du Roazhon Park a souffert sous les crampons des joueurs.
  • Le gazon semi-synthétique installé en 2016 n’a pas pu être entretenu comme d’habitude cet été, en raison de la tenue de la Coupe du monde féminine.
  • La pluie qui tombe sans discontinuer (ou presque) n’aide pas ce gazon hybride.

Dimanche, le public du Roazhon Park a vécu un après-midi à rebondissement. Si le jeune Gboho (18 ans), buteur au bout du temps additionnel face à Toulouse, restera l’image du match, on retiendra aussi les nombreuses glissades des joueurs rennais et toulousains, gênés par une pelouse gorgée d’eau. « On a d’abord eu du mal à bien se cramponner », a lancé l’entraîneur des Violets Antoine Kombouaré, à l’issue de la rencontre.

Installé en 2016, ce revêtement hybride montre quelques signes de faiblesse. « La pelouse s’est dégradée assez vite. C’était un deuxième match en moins de 72 heures et une météo qui n’est pas favorable, ça a des répercussions sur la qualité », résumait brièvement Julien Stéphan après la victoire face à Toulouse.

Tout au long du match, on a vu les joueurs glisser et perdre leurs appuis. Jeudi soir déjà, la pelouse avait joué quelques mauvais tours, à l’image de Niang, gêné par deux fois lors des premières minutes face à Cluj. « Il a des problèmes de crampons Mbaye », lançait le commentateur de RMC Sports Jérôme Sillon. Et si le problème venait plutôt de la pelouse ? Le même soir, Sonia Carneiro, consultante de la chaîne, évoquait également « les trous dans la pelouse ». Celle qui a passé sa soirée au bord du terrain a vu le gazon « se lever à plusieurs endroits ».

La Coupe du monde féminine a gêné les gros travaux

Interrogée, la direction du Stade Rennais explique « ne pas avoir pu mener les gros travaux habituels cet été » en raison de la tenue de la Coupe du monde féminine. Le Roazhon Park avait accueilli sept matchs en juin, à l’issue d’une saison déjà éprouvante pour sa pelouse. Au classement de la ligue de football, le rectangle vert se classait 13e sur 20 l’an dernier.

Et si l’on est parfois obligé d’arroser le gazon semi-synthétique, ce n’est clairement plus nécessaire depuis deux mois. « Notre problème actuel, c’est surtout l’eau. Il pleut sans cesse et on ne peut pas faire de miracle », assure le club breton. Le Roazhon Park a quinze jours pour se reverdir avant la réception d’Amiens. Quinze jours de pluie, selon les prévisions météo