Losc-Bordeaux : Des Girondins forts avec les faibles et (très) faibles avec les forts

FOOTBALL Bordeaux n’a absolument pas existé samedi à Lille (3-0). Une habitude face aux grosses cylindrées du championnat

Francois Launay

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Le Lillois Victor Osimhen tente de percer la défense bordelaise au Stade Pierre Mauroy. (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)
Le Lillois Victor Osimhen tente de percer la défense bordelaise au Stade Pierre Mauroy. (FRANCOIS LO PRESTI / AFP) — AFP
  • Balayés samedi à Lille (3-0), les Girondins n’ont pas existé face à l’une des meilleures équipes de Ligue 1.
  • Si le club bordelais est à l’aise contre les petites équipes, il peine à élever son niveau de jeu face aux grosses cylindrées du championnat.
  • Des limites qui pourraient freiner les ambitions bordelaises

Parce qu’elle arrange tout le monde, les Girondins soutiennent la thèse de l’accident. Balayé samedi à Lille (3-0), Bordeaux n’a absolument pas justifié son statut de deuxième meilleure équipe de Ligue 1 à l’extérieur. Totalement étouffés par le pressing nordiste, les Bordelais ont été ridiculisés comme rarement cette saison.

Une statistique résume à elle seule le naufrage girondin : il a fallu attendre la 81e minute pour assister à la première (et seule) frappe cadrée bordelaise. Pire, en première mi-temps, les Girondins n’ont pas frappé une seule fois au but, une première en quinze ans. Au-delà des chiffres, cette troisième défaite en quatre matchs prouve surtout que quand la pente s’élève, Bordeaux dévisse rapidement.

Un fossé béant avec les grosses cylindrées de Ligue 1

Faciles contre des équipes comme Amiens (1-3), Toulouse (1-3) ou Metz (2-0), les hommes de Sousa n’ont pas existé face à Paris (0-1) et Lille (3-0), deux équipes qui jouent la Ligue des champions. « Ce sont des adversaires au top depuis des années et nous, on est en construction. On continue à travailler pour pouvoir rivaliser dans le futur avec ce genre d’équipes », assure Jimmy Briand.

Sauf qu’aujourd’hui, le fossé semble béant entre Bordeaux et les grosses cylindrées. « Il nous manque surtout de la régularité. Il faut qu’on soit concentré à tous les matchs. On a déjà montré qu’on pouvait être forts sur le terrain, mais il faut le montrer régulièrement. Il faut rester tranquille. On sait jouer au foot et on sait qu’on joue bien au foot », ose le défenseur bordelais Loris Benito.

« ll nous faut du temps »

Resté caché dans le Nord, le beau jeu bordelais va devoir quand même vite refaire son apparition pour répondre aux ambitions affichées par le club. Même si officiellement, la confiance reste de mise.

« On travaille extrêmement bien, les joueurs ont une mentalité incroyable et ne demandent qu’à progresser. Il nous faut juste un petit peu de temps. Lille est une meilleure équipe que nous, Paris je n’en parle même pas. Parfois, il faut savoir aussi s’incliner. Ça nous montre aussi tout le travail qu’il nous reste à faire pour atteindre un niveau supérieur », reconnaît Benoît Costil, le gardien bordelais.

Car il faudra sans doute encore beaucoup de patience avant de voir les Girondins avec leur rond de serviette à la table des gros du championnat.