Euroligue: Villeurbanne commence par un exploit contre Olympiakos

BASKET Menés 21 à 24 après dix minutes, les joueurs de l’ASVEL ont su changer la donne dès le deuxième quart-temps en prenant l’avantage 19 à 9

20 Minutes avec AFP

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Jordan Taylor (devant) de l'ASVEL et Vassilis Spanoulis de l'Olympiacos, lors du match d'Euroligue à Villeurbanne, le 4 octobre 2019.
Jordan Taylor (devant) de l'ASVEL et Vassilis Spanoulis de l'Olympiacos, lors du match d'Euroligue à Villeurbanne, le 4 octobre 2019. — AFP

Ils l’ont fait ! Villeurbanne a réussi un exploit dès son retour dans l’Euroligue de basket en écrasant le grand club grec d’Olympiakos, 82 à 63, vendredi à l’Astroballe. Il y a trois ans qu’une équipe française n’avait pas joué la compétition reine du Vieux continent et pour l’ASVEL, dont le président n’est autre que Tony Parker, cela faisait neuf ans. « Je suis content, mais la saison est longue. C’est une bonne première victoire, mais je veux que l’équipe reste concentrée. J’ai envie qu’on prouve sur le long terme », a commenté au micro de RMC Sport Tony Parker, qui a assisté à la rencontre aux côtés du président de l’OL Jean-Michel Aulas, avec lequel il a signé récemment un accord de coopération et d’investissement.

L’Olympiakos, une équipe triple championne d’Europe

Les champions de France se sont lancés sans complexe dans une compétition où ils font figure de Petit Poucet comparés aux cadors européens et notamment à l’Olympiakos, triple champion d’Europe, la dernière fois en 2013.

Le début de match a été difficile (21-24 après dix minutes), mais l’ASVEL a retourné la situation dès le deuxième quart-temps (19-9) en faisant un énorme effort en défense. Dans les trois dernières périodes, elle n’a encaissé en moyenne que 13 points par quart-temps. « La défense, ça va être le maître mot cette année. On a peut-être moins de talent que d’autres équipes d’Euroligue, mais on est costaud, il faut se battre avec nos armes. Quand on joue les uns pour les autres, on peut faire de grandes choses », a commenté le meneur Antoine Diot, l’une des grosses recrues de l’été avec Edwin Jackson. En attaque, Villeurbanne s’est appuyé sur ses Américains David Lighty et Jordan Taylor (16 points chacun) et sur l’activité de son nouveau pivot nigérian Tonye Jekiri, auteur d’un double-double (13 points, 10 rebonds).

Prochain adversaire de l’ASVEL : le Panathinaïkos

L’équipe du Pirée, qui reste armée pour jouer le haut du tableau avec des joueurs comme les Grecs Vassilis Spanoulis et Georgios Printezis, même si elle n’a plus le même standing qu’il y a quelques années, a été très décevante, payant probablement son manque de compétition, elle qui ne joue que l’Euroligue. En Grèce, elle a été rétrogradée en D2 (où elle aligne une équipe bis) pour avoir refusé d’affronter son grand ennemi, le Panathinaïkos, la saison dernière.

Les Villeurbannais se sont eux rodés en remportant leurs deux premiers matchs en Championnat de France. C’est justement le club athénien qui sera le prochain adversaire de l’ASVEL, jeudi prochain, de nouveau à l’Astroballe.