Mondiaux de basket: Une révolte, du bronze et une promesse pour les Jeux olympiques

BASKET Cette génération a prouvé qu'elle était capable de grands résultats internationaux

B.V.

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Les Bleus heureux sur le podium
Les Bleus heureux sur le podium — WANG Zhao / AFP

« On peut être fier d’eux, ils ont bien représenté la France. » Voilà les Bleus génération Gobert-Batum-Fournier adoubé par le Saint-Patron lui-même, venu en VIP à Pékin pour suivre la dernière journée du mondial aux côtés de Kobe Bryant. Tony Parker a le sourire aux lèvres, au micro de Canal+, en constatant que son héritage (« une certaine mentalité ») était intact et que le « basket français continue à progresser ».

Il se marre aussi un bon coup en repensant au scénario de ce match pour la troisième place. « A -15, c'était mal barré ». A la peine au shoot, sans solutions offensives, les Bleus ont offert pendant les 25 premières minutes  les Bleus ont offert un remake de leur immonde demi-finale perdue contre l'Argentine, vendredi.

Et puis Nicolas Batum a réveillé tout le monde. « Aujourd’hui, il était temps que je prenne le jeu en main, en défense et en attaque, souffle-t-il, toujours au micro de Canal+. On aurait évidemment voulu jouer une autre finale, mais on est content parce qu’on a su réagir. C’est bien pour le basket français. »

« Je ne pense pas qu’on nous avancera sur la gueule de la même manière. »

Parce qu’au-delà d’une nouvelle médaille de bronze dans une Coupe du monde, la deuxième après 2014, cette génération jouait un peu de son âme, dimanche. La transition vers les JO, qui débuteront dans 10 mois, aurait sans doute été bien délicate en ayant terminé le Mondial sur deux vilaines claques et avec un visage méconnaissable. Leur sublime quatrième quart-temps face à l’Australie apporte un certain nombre de garanties sur les ressources mentales et la profondeur d’effectif du groupe. Et permet au capitaine Nicolas Batum de tirer ce bilan : « Finalement, on aura raté qu’un seul match sur ce Mondial ». Nando de Colo : « A la fin c’est dans la tête, pour savoir jouer juste, prendre nos responsabilités et surtout s’entraider. C’est ce qu’on a fait. Même avant cette campagne, quand j’avais eu le coach au téléphone je lui avais dit que cet été devait servir pour les Jeux. C’est en bonne voie. On va continuer de progresser avec le groupe. »

Avec le retour de quelques blessés (Heurtel, Moerman) et la confiance d’une médaille mondiale, l’équipe de France arrivera à Tokyo en montrant les muscles. « On avait semé des choses et cette année on a vraiment avancé, conclut le coach Vincent Collet. C’est pour ça que je suis vraiment content qu’on ait une médaille. Je pense que quand il y aura de nouvelles joutes comme celle de vendredi, je ne pense pas qu’on nous avancera sur la gueule de la même manière. »