Coupe du monde de rugby : C’est (enfin) officiel, Toulouse accueillera bien quatre matchs en 2023

RUGBY Claude Atcher, responsable du comité d’organisation du Mondial de rugby 2023, a mis fin au suspense ce mercredi matin. Toulouse accueillera bien quatre rencontres de l’épreuve

Nicolas Stival

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Le test-match France-Samoa, le 12 novembre 2016, est la dernière rencontre internationale accueillie à ce jour par le Stadium de Toulouse.
Le test-match France-Samoa, le 12 novembre 2016, est la dernière rencontre internationale accueillie à ce jour par le Stadium de Toulouse. — M. Medina / AFP
  • Le Stadium de Toulouse recevra bien quatre matchs de la Coupe du monde de rugby 2023, organisée par la France.
  • Un (faux ?) suspense était apparu depuis plusieurs semaines, à cause de tensions entre le comité d’organisation du Mondial et Toulouse Métropole, pour des raisons financières.

Les amateurs toulousains de rugby ont poussé un double « ouf » de soulagement, ce mercredi matin. Tout d’abord, un très poussif XV de France a fini par mettre à la raison les Etats-Unis (33-9), lors du deuxième match de poule de la Coupe du monde au Japon. Ensuite, il est désormais certain que « leur » Stadium recevra des rencontres du Mondial 2023.

« Il y aura bien quatre matchs de la Coupe du monde de rugby à Toulouse. Personne n’en doutait, mais c’est aujourd’hui acquis. » Ces deux phrases ont été prononcées par Claude Atcher, directeur général du comité d’organisation de l’événement qu’accueillera la France du 15 septembre au 4 novembre 2023.

Celui-ci s’est exprimé devant la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l'Assemblée nationale. Interrogé notamment par Jean-François Portarrieu, député (LREM) de Haute-Garonne, Claude Atcher avait d’abord répondu : « J’ai une bonne nouvelle à vous donner. Hier [mardi], nous sommes parvenus à un accord avec Toulouse Métropole sur la mise à disposition du Stadium, et les conditions de cette mise à disposition. »

Des discussions âpres avec Toulouse Métropole

« Il semblait évident que Toulouse, capitale de l’Ovalie, terre de rugby qui a fait naître de grands champions, prenne sa part à l’événement le plus important de la planète rugby », a réagi en fin de journée Jean-Luc Moudenc (LR), maire de la ville et président de la métropole. Seulement, face à la légitimité sportive incarnée par les 20 boucliers de Brennus et les quatre Coupes d’Europe du Stade Toulousain, se posait le problème des enjeux financiers.

Les discussions ont été âpres, au sujet de la plus petite des neuf enceintes qui abriteront le Mondial (33.150 places). Pour répondre aux exigences de World Rugby, la fédération internationale, de nombreux aménagements sont à prévoir, depuis l’extension des aires de dégagement autour de la pelouse, actuellement trop étroites, jusqu’à la rénovation de la salle de presse, en passant par l’aménagement des zones hospitalité ou l’installation du WiFi…

Le tout est évalué à six millions d’euros, et un litige a longtemps opposé les autorités locales au comité d’organisation dirigé par Claude Atcher, au sujet du montant apporté par ce dernier. Sans parler de la redevance exigée par la Métropole pour la location du Stadium…

Visiblement, tout est rentré dans l’ordre, et dans un communiqué commun publié mercredi en fin d’après-midi, chaque partie a remercié l’autre d'avoir permis le succès des négociations. Selon Claude Atcher, l’accord avec Toulouse Métropole a été « obtenu dans le respect des équilibres financiers et opérationnels entre nos deux entités ».

Les Bleus et/ou les Blacks, mais pas de phase finale

Il faudra bien sûr attendre pour connaître les affiches qui se joueront dans la Ville rose, déjà hôte de la Coupe du monde de rugby en 1999 (deux rencontres) et en 2007 (quatre). Si les Bleus et/ou les All Blacks sont espérés, le public toulousain devrait en revanche se contenter de matchs de poule. Impossible de lutter avec le Stade de France (81.300 places), le Vélodrome de Marseille (67.400) ou même le Parc OL de Lyon (59.000).