Football: L'arbitre menace d'arrêter Monaco-Nîmes après des chants homophobes

FOOTBALL La LFP a indiqué que la commission de discipline examinerait mercredi les dossiers des matchs de L1, L2 et Coupe de la Ligue « pour lesquels des chants injurieux et/ou homophobes ont été consignés dans les rapports d’après match »

20 Minutes avec AFP

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Des consignes ont été adressées aux arbitres avant le début de la saison pour faire cesser les chants à caractère homophobe durant les matchs.
Des consignes ont été adressées aux arbitres avant le début de la saison pour faire cesser les chants à caractère homophobe durant les matchs. — SIPA

L’arbitre de Monaco-Nîmes a menacé d’arrêter la rencontre de Ligue 1 dimanche après-midi après des chants hostiles à la Ligue de football professionnel de football («La Ligue, on t’encule ») venant du parcage des supporters nîmois, une scène déjà produite samedi à Brest.

Alerté par l’arbitre Amaury Delerue à la 22e minute du match qui a entendu des chants « La ligue on t’encule » ou encore « LFP, va te faire enculer », le speaker du stade Louis-II de Monaco a lancé un avertissement au public, accueilli par des sifflets. Le match a repris dans la foulée alors que des supporters monégasques lançaient des chants similaires.

Consignes aux arbitres et ministre prise pour cible

Des consignes ont été adressées aux arbitres avant le début de la saison pour faire cesser les chants à caractère homophobe durant les matchs. Le 16 août, le match de Ligue 2 entre Nancy et Le Mans a été arrêté quelques minutes par l’arbitre après un chant visant la LFP, une première en France. Cela faisait suite à un premier avertissement du speaker concernant un chant hostile au grand rival des Nancéiens, Metz («Les Messins sont des pédés »).

La ministre des Sports, Roxana Maracineanu, avait adressé par la suite ses « félicitations » à l’arbitre Mehdi Mokhtari pour avoir décidé d’interrompre le match « pour injures homophobes », dans un message sur Twitter. Depuis, des supporters prennent la ministre pour cible sur les réseaux sociaux et dans les stades, avec des formules moqueuses qui insistent sur la difficulté de définir ce qui constitue ou non un acte homophobe.

Commission de discipline

Juste avant le début de la rencontre entre Paris et Toulouse, dimanche soir, des chants hostiles à la Ligue ont également été lancés depuis le virage Auteuil où se trouve le collectif ultras Paris (CUP), plus important groupe de supporters parisiens. Dans cette tribune, une longue banderole a été déployée : « Arrêtés, homophobie : le championnat de la démagogie a repris lui aussi », une référence aux interdictions de déplacement de supporters qui se multiplient depuis le début de la saison.

A Angers, samedi soir, une banderole a ainsi brièvement été brandie dans le kop lors de la rencontre Angers-Metz arbitrée par Stéphanie Frappart : « Arbitre enculée, est-ce homophobe pour une femme ? » Dans un communiqué mercredi, la Ligue a indiqué que la commission de discipline examinerait le mercredi 28 août les dossiers des matchs de L1, L2 et Coupe de la Ligue « pour lesquels des chants injurieux et/ou homophobes ont été consignés dans les rapports d’après match ».