Tour de France 2019: On a assisté à la conf de presse des Ineos (et on a surtout appris que Bernal était meilleur sur un vélo qu'en anglais)

CYCLISME Avec deux leaders (Bernal et Thomas) mais sans Christopher Froome, l’équipe Ineos (ex-Sky) vise – évidemment - la victoire finale

Francois Launay

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La conférence de presse d'Ineos a attiré de nombreux journalistes
La conférence de presse d'Ineos a attiré de nombreux journalistes — F.Launay/20 Minutes
  • Vainqueur de six des sept dernières éditions du Tour de France, l’équipe Ineos (ex-Sky) sera encore la grande favorite de l’épreuve.
  • Malgré l’absence de Christopher Froome, forfait sur blessure, Geraint Thomas, tenant du titre, Egan Bernal seront les deux leaders de l’équipe.

200 journalistes, une salle bien trop petite dans un hôtel grand luxe avec un BB Burger à 22 euros (mais avec champignons Portobello), aucune traduction parce que c’est bien connu tout le monde parle anglais : voilà à quoi ressemblait la conf d’avant Tour de France d’Ineos - enfin, de l’ex-équipe Sky, pour ceux qui auraient zappé le changement de sponsor du grand favori du Tour.

On ne vous cache pas qu’on n’a pas tout saisi. Entre les crépitements des flashs des photographes, l’absence de micro et notre présence au dernier rang de la salle, difficile de comprendre toutes les subtilités dans la langue de Shakespeare de Dave Brailsford, manager de l’équipe, et de Geraint Thomas (ou de G comme l’appellent les intimes), le tenant du titre.

Bernal parle anglais comme une vache espagnole

Heureusement, on a pu quand même se rassurer sur notre niveau d’anglais en se comparant à Egan Bernal. Le jeune Colombien de 22 ans va peut-être remporter son premier Tour de France dans trois semaines mais ce n’est sans doute pas cette année qu’il décrochera le TOEIC. « Yes », « No » « Can You repeat ? » ou « I don’t understand » auront été ses principales phrases chocs de la conférence. Le tout lâché dans un grand sourire.

Dans ces conditions, pas étonnant que Geraint Thomas n’en fasse pas des caisses sur son coéquipier. « Egan est un bon mec. Mais il ne parle pas anglais et on ne communique pas beaucoup entre nous », a reconnu le vainqueur de l’édition 2018.

Entre Bernal et Thomas, Ineos ne choisit pas

On espère quand même pour eux qu’ils vont réussir à s’entendre dans une édition où planera l’ombre de Christopher Froome, quadruple vainqueur de l’épreuve mais forfait cette année pour cause de chute avant une étape du Dauphiné. Du coup, Ineos misera cette année sur deux leaders : Bernal et Thomas. Mais n’allez pas leur demander qui est le favori des deux, malheureux. Vous trouverez porte close et langue de bois même si en français, c’est quand même plus simple à comprendre.

« C’est complexe. Chaque chose se réfléchit chaque jour. En l’absence de Chris (Froome), on peut renforcer l’équipe un peu plus. On a largement les capacités pour supporter « G » et Egan qui, en plus, sont un peu différents au niveau de leurs qualités physiques. Et donc, ça va donner encore plus d’options à l’équipe », lâche en noyant le poisson Nicolas Portal, directeur sportif d’Ineos, qui manie la langue de Molière à la perfection (c’est plus facile en tant que Français).

Entre un Bernal talentueux mais inexpérimenté ou un Thomas moins en confiance mais habitué à la pression, Ineos s’offre le luxe de ne pas choisir. Vainqueur du Tour six fois sur sept depuis 2012, l’équipe anglaise a de quoi être confiante.