Regroupées autour de Nichelle Prince (numéro 15, auteure d'une passe décisive et un but), les Canadiennes ont survolé leur rencontre contre la Nouvelle-Zélande samedi
Regroupées autour de Nichelle Prince (numéro 15, auteure d'une passe décisive et un but), les Canadiennes ont survolé leur rencontre contre la Nouvelle-Zélande samedi — Greig Cowie/BPI/REX/SIPA

FOOTBALL

Coupe du monde féminine: Impeccable face à la Nouvelle-Zélande, le Canada annonce «vouloir aller au bout»

Solides vainqueures de la Nouvelle-Zélande (2-0), samedi à Grenoble, les joueuses canadiennes confient ambitionner le premier titre majeur de l'histoire de leur sélection

  • Le Canada n’a quasiment pas éprouvé de difficultés à dominer la Nouvelle-Zélande (2-0), samedi à Grenoble.
  • Déjà qualifiées pour les 8es de finale, les partenaires de Christine Sinclair disputeront la première place du groupe jeudi contre les Pays-Bas.
  • Les joueuses canadiennes ne s’en cachent pas : elles ne sont là « que pour la victoire finale ».

« On n’a pas existé un seul instant, on n’a jamais été proche d’imposer un début de pressing. On sent une excellente alchimie dans cette équipe du Canada, qui a livré un énorme match. » Tom Sermanni, sélectionneur de la Nouvelle-Zélande, s’est montré extrêmement lucide samedi soir au moment de commenter la nette victoire canadienne (2-0) à Grenoble, déjà synonyme de qualification pour les 8es de finale de cette Coupe du monde féminine. Avec 70 % de possession de balle, 22 tirs à 2 et 2,5 fois plus de passes réalisées que son modeste adversaire du soir, le Canada a fait forte impression.

« Cette deuxième période était notre meilleur moment sur ce tournoi jusque-là, avec beaucoup d’agressivité », a apprécié Kenneth Heiner-Møller, sélectionneur d’une nation qui a systématiquement déçu au Mondial depuis sa quatrième place aux Etats-Unis en 2003 (deux médailles de bronze aux JO 2012 et 2016 tout de même).

« A nous de prouver que nous faisons partie des top équipes dans le monde »

Cette fois, entre une défense béton (un seul but encaissé en dix rencontres en 2019) et une redoutable attaque incarnée par l’expérimentée Christine Sinclair (181 buts en sélection), Janine Beckie, et les deux prometteuses buteuses du soir Jessie Fleming (21 ans) et Nichelle Prince (24 ans), cette équipe ne manque pas d’atouts. Au point d’afficher clairement ses énormes ambitions.

« On le dit depuis le début, nous ne sommes là que pour la victoire finale. Chaque succès est un pas supplémentaire », annonce ainsi la gardienne Stephanie Labbé. « On n’a pas peur de le dire, on veut aller au bout, appuie Nichelle Prince, énorme d’activité en deuxième période. Nous sommes en pleine confiance, donc à nous de prouver que nous faisons partie des top équipes dans le monde. »

« Une performance référence » en vue contre les Pays-Bas ?

Ça tombe bien, un alléchant choc attend les Canadiennes jeudi (18 heures) contre les Pays-Bas, déjà qualifiés également pour les huitièmes. Seul un succès des partenaires de Christine Sinclair permettrait d’arracher la première place du groupe E aux championnes d’Europe en titre, leaders grâce à un but de plus inscrit (3-1 face au Camreroun). « Pour le momentum et pour finir premières, on veut gagner jeudi, prévient la défenseure Kadeisha Buchanan, habituée à rafler des wagons de titres avec l’OL. C’est notre mentalité, on veut les neuf points, c’est tout. A nous de rester soudées, de ne rien laisser compromettre notre connexion dans le groupe et tout se passera bien. Notre vrai objectif est d’être sacrées. »

D’où la quête d’une « performance référence contre une très bonne équipe » (dixit Nichelle Prince) avant de se frotter à la phase à élimination directe. Et ce en sachant qu’une deuxième place dans le groupe E pourrait être synonyme d’un 8e de finale plus abordable que la première (face à la Suède et non le Japon). Mais ne comptez pas sur cette conquérante sélection pour se hasarder au moindre calcul.