Corentin Moutet, battu au troisième tour de Roland-Garros par l'Argentin Juan Ignacio Londero, le 31 mai 2019.
Corentin Moutet, battu au troisième tour de Roland-Garros par l'Argentin Juan Ignacio Londero, le 31 mai 2019. — Christophe Saïdi / Sipa

TENNIS

Roland-Garros: «J’étais prêt à jouer encore quelques heures»… Corentin Moutet part avec des regrets

Corentin Moutet a chuté au troisième tour de Roland-Garros, ce vendredi, après cinq sets de bataille face à l’Argentin Juan Ignacio Londero

A Roland-Garros,

Fallait bien l’inviter, pour la deuxième année d’affilée. Car à un match près, Corentin Moutet exploitait sa wild card à fond et rencontrait Rafael Nadal en huitièmes de finale de Roland-Garros. Seulement, pour affronter l’ogre d’Auteuil, il aurait fallu que le Français de 20 ans domine Juan Ignacio Londero au troisième tour, lui qui en avait déjà passé un lors de l'édition 2018.

Or, l’Argentin de 25 ans, 78e mondial, a fait parler la logique ce vendredi, dans la « Bombonera » du court 14. Ce spécialiste de la terre a toutefois eu besoin de cinq sets et de 3h28 minutes pour mettre à la raison l’impétueux Français, 110e à l’ATP (2-6, 6-3, 6-4, 5-7, 6-4). « J’étais prêt à jouer encore quelques heures, a lâché Moutet. J’avais envie de continuer. »

Le tombeur d’Alexei Vatutin puis de Guido Pella, plus tôt dans la semaine, a semble-t-il décidé de troquer l’étiquette d’espoir ingérable et souvent mal luné. « Bravo à lui, il a été meilleur que moi sur les moments importants, a-t-il ainsi glissé. J’aurais pu être meilleur, j’ai mal géré certains moments, dans le deuxième et le troisième sets. »

Le soutien « fabuleux » du public

Alors, que retiendra Moutet de cette épopée, durant laquelle il a « appris beaucoup de choses », sans pouvoir forcément les détailler à chaud ?

La chaleur des supporters tricolores, en premier lieu. « C’était vraiment fabuleux d’avoir le public qui me soutenait. C’est beau d’entendre "Allez la France". Pendant les trois matchs, il a été là et cela m’a donné beaucoup de forces. » Mais ce vendredi, ça n’a pas suffi.