L'heure du verdict dans le match (sans pitié) qui oppose Guy Novès à la FFR

RUGBY Ce lundi, le tribunal des prud’hommes de Toulouse rend son arbitrage dans le conflit qui oppose la Fédération française de rugby et l’ex-sélectionneur Guy Novès, licencié pour « faute grave »

H.M. avec AFP
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Guy Noves lors d'Ecosse-France le 13 mars 2016
Guy Noves lors d'Ecosse-France le 13 mars 2016 — Scott Heppell

Question d’honneur et de gros sous. C’est ce lundi que le tribunal des prud'hommes de Toulouse doit rendre sa décision dans le bras de fer qui oppose Guy Novès, l’entraîneur le plus titré du rugby français, et la Fédération française de rugby​ (FFR).

La juridiction a été saisie par l’ex-sélectionneur du XV de France, limogé après 21 matchs (7 victoires, 13 défaites, un nul), qui conteste son licenciement pour « faute grave ». Un cas inédit dans les annales de l’équipe nationale.

Il réclame 2,9 millions d’euros à la FFR

Guy Novès, qui a très mal vécu son éviction, conteste le fond et la forme de son licenciement. Il n’a notamment jamais été convoqué à un entretien préalable. « On l’a traîné dans la boue. Il a été licencié pour une faute grave et il ne sait toujours pas ce qu’on lui reproche », a plaidé son avocat, Laurent Nougarolis, lors de l’audience publique du 14 février.

Le Toulousain réclame 2,9 millions d’euros à la FFR. La somme comprend les salaires qu’il aurait dû toucher jusqu’à la fin de son contrat qui courait jusqu’à la Coupe du Monde au Japon (du 20 septembre au 2 novembre 2019) mais aussi les heures supplémentaires requises pour le visionnage des matchs. Ce que l’avocat de la FFR, Joseph Aguerra a appelé « les heures supplémentaires canapé », dénonçant « l’orgueil surdimensionné » du plaignant.

L’arbitrage est imminent.