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Concurrence virtuelle pour le PSG

Concurrence virtuelle pour le PSG

FOOTBALLDes initiatives voient le jour pour redorer le blason de petites équipes en Ile-de-France...
Alexandre Pedro

Alexandre Pedro

Les mauvais résultats du PSG suscitent des convoitises dans les clubs franciliens moins bien classés. Et leurs velléités s'expriment surtout par le biais du web. Ainsi, hier, L'Ararat Issy les Moulineaux, classé CFA 2, lançait un concept novateur où des internautes, moyennant 10 € par an, pourront influer sur la composition de l'équipe à chaque rencontre, le recrutement des joueurs et l'attribution de leurs primes.
L'Ararat Issy les Moulineaux, classé CFA 2,
Les mauvais résultats du PSG suscitent des convoitises dans les clubs franciliens moins bien classés. Et leurs velléités s'expriment surtout par le biais du web. Ainsi, hier, L'Ararat Issy les Moulineaux, classé CFA 2, lançait un concept novateur où des internautes, moyennant 10 € par an, pourront influer sur la composition de l'équipe à chaque rencontre, le recrutement des joueurs et l'attribution de leurs primes.

Mais l'initiative la plus baroque a vu le jour pendant l'été, quand l'UJA Paris, un club familial basé à Alfortville actuellement classé 15e de son groupe de CFA, s'est mis en tête de se confronter au PSG. Les Parisiens ont ainsi été appelés, à grand renfort de panneaux publicitaires dans le métro, à adhérer à cette cause, moyennant 20€ sur le site Wehaveadream.com, une plate-forme d'échange et d'achats de rêves communautaires qui assure la logistique et la communication de l'opération.

En Ligue 1 d’ici cinq ans


Derrière ce projet Michel Moulin, fugace manager général du PSG au printemps dernier, veut aller vite en «passant de la CFA à la Ligue 1 en cinq ans». Pour y arriver, Moulin et le président historique du club, Gilles Baudu, veulent fédérer d'ici le 1er décembre 20 000 membres, appelés «socios», afin d'amorcer la pompe. Pour l'instant, près 700 cybers-socios ont franchi le Rubicon. «Ils auront un droit de véto sur des décisions comme le prix des billets» détaille Michel Moulin.

Mais avant de rêver à des derbys contre le PSG, l'UJA doit s'extraire de son groupe de CFA. Du rêve à la réalité, la route s'annonce sinueuse avant d'assister à des rencontres du niveau Arsenal-Chelsea à Londres ou Roma-Lazio à Rome.

Septique Nicolas Hourcade, sociologue spécialisé dans le foot, se dit «sceptique» sur ce projet. «Une tradition de supportérisme ne se crée pas ex-nihilo. On devient supporter par tradition familiale, par attachement local ou pour ce que le club représente: l'opposition à la capitale pour l'OM, le style de jeu pour Nantes. L'autre entrée possible, ce sont les résultats.»