Layvin Kurzawa.
Layvin Kurzawa. — FRANCK FIFE / AFP

FOOTBALL

Ligue des champions: «On se dit qu'il y a une malédiction»... Kurzawa est revenu sur l'élimination du PSG

Le défenseur de l’équipe de France est également revenu sur son image et assure ne pas être « un petit con »

Layvin Kurzawa est de retour en équipe de France. Le latéral parisien était titulaire, vendredi contre la Moldavie et devrait l’être à nouveau contre l’Islande, au bénéfice des multiples blessures à son poste. Ces mêmes blessures qui lui ont fait vivre des heures sombres lors de ces deux dernières années, comme il l’a expliqué dimanche dans une interview au Canal Football Club.

« Je me sens bien en fait, je me sens bien dans mon corps et ça faisait peut-être deux ans et demi que j’avais tellement mal. J’avais mal partout. Je finissais un entraînement et je ne savais pas si j’allais m’entraîner le lendemain. Souvent, je ne m’entraînais pas car j’avais mal en fait. Il y a des gestes de la vie de tous les jours que je ne pouvais pas faire normalement. »

Kurzawa a vécu un tel calvaire, qu’il a un temps pensé qu’il ne pourrait plus retrouver le très haut niveau.

Pas « un petit con »

S’il assure ne jamais avoir été « un petit con », le joueur de 26 ans, récemment devenu père de famille, est revenu sur l’image qu’il a pu renvoyer jusque-là. Il reconnaît un certain manque de maturité en dehors et parfois sur les terrains jusque-là. A titre d’exemple, il revient sur le chambrage raté contre les Suédois et explique s’être perdu, quand il est arrivé à Paris, en 2014 :

« Je passe de Monaco, une petite ville près de mes parents, à Paris, la capitale, les boîtes de nuit et tout ce qui se raccroche à Paris. C’est vrai que j’ai eu cette période où j’étais perdu. Je pensais au foot sans y penser et je me disais : "Je vais aller m’amuser parce que demain on a entraînement l’après-midi." Je n’étais pas aussi professionnel qu’un joueur devrait l’être. »

« On se dit qu’il y a une malédiction »

Kurzawa a également évoqué le traumatisme de l’élimination contre Manchester United.

« Je suis arrivé chez moi, ma femme m’a regardé et m’a dit : "C’est quoi cette poisse que vous avez ?" J’étais perdu, j’étais comme un fou, on se dit qu’il y a une malédiction. On ne fait pas le match qu’il faut, mais, à côté de ça, on n’a pas de chance. On se dit que si Barcelone il y avait eu la VAR, on serait passé. Et là, on se dit que peut-être que s’il n’y avait pas eu la VAR… »

Mais le latéral français est persuadé que le vent va finir par tourner pour les Parisiens : « On a un groupe de fou, je ne sais pas si tu t’en rends compte. Mais, derrière ça, il se passe ces choses-là. Tu es tout en haut et on te met encore plus bas que terre. Certains vont dire que c’est mental, mais, pour moi, ce n’est pas mental. Je ne sais pas, je n’ai pas de réponse. L’année prochaine, on va recommencer, jusqu’à ce qu’on la gagne. Mais on va la gagner. Quand, je ne sais pas, mais on va la gagner, c’est sûr. »