Les Bleus font dans le hand caviar
JO2008•Démonstration de l'équipe de France face à la Russie...Pierre Koetschet, à Pékin
Le coup de sifflet final retentit dans le gymnase du centre olympique de Pékin. Explosion de joie des supporters des Bleus, pour l’essentiel des membres de la délégation olympique, dont beaucoup d’Athlètes, comme Amaury Leveaux, chaud bouillant. Tous les handballeurs français se rassemblent en cercle. Ils viennent de régaler la salle avec des mouvements sortis d’ailleurs, de battre la Russie (27-24), et de remporter un quart de finale aux JO. Une première depuis 1996.
«On s’est tous rappelé qu’on n’avait rien encore autour du cou», explique le capitaine Olivier Girault. «Il est encore un peu tôt pour se réjouir», continue l’ailier élastique Luc Abalo. «Si on perd la demie, et le match pour la médaille de bronze, c’est comme si on n’avait rien fait.»
Pourtant, le soulagement est évident. Pour tout commentaire, Didier Dinart lâche aux journalistes présents un long hurlement bestial. «On a préparé ce match depuis longtemps», explique Luc Abalo. «On savait qu’on irait en quart, il restait à le gagner.»
C’est chose faite, et de fort belle manière. Les Bleus n’ont finalement été menés que trois minutes en tout. «Cela a été un match de défense», résume Nikola Karabatic, impassable, mais peu en réussite devant. «En attaque, ce n’était pas génial, mais on a essayé de jouer patiemment.»
Dans le camp français, la satisfaction est d’autant plus grande que le staff de l’équipe de France a aussi pu apprécier la solidité mental de l’équipe, notamment lorsque les Russes sont revenus à un but. «On ne s’est pas affolé», se félicite Nikola Karabatic. «On a bénéficié d’un Daniel Narcisse très costaud dans sa tête et dans son corps à ce moment-là», analyse Claude Onesta.
Il faudra bien ça, et même un peu plus pour atteindre la finale olympique, un match que l’équipe de France n’a encore jamais disputé.



















