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Liu Xiang, un champion sous pression

Liu Xiang, un champion sous pression

ATHLETISMEPortrait du sportif chinois le plus attendu de ces JO...
Caroline Dijkhuis, à Pékin

Caroline Dijkhuis, à Pékin

L’image des Jeux de Pékin, c’est lui. Liu Xiang, 25 ans, est le premier athlète à avoir porté la flamme – il l’avait reçu des mains du président Hu Jintao – sur le sol chinois. Consacré sur le 110 m haies dès sa première participation aux JO il y a quatre ans, Liu a depuis établi un nouveau record à Lausanne en 2006, battu en juin par le Cubain Robles. Jamais aucun Chinois n’a ramené autant de médailles en athlétisme, dont une première en or chez les hommes.


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«Tout le monde veut faire de Liu Xiang un symbole, Pékin comme les Chinois, affirme Wu Han, rédacteur en chef de Titan, premier quotidien sportif. C’est un garçon intéressant et positif. Il montre l’image d’une Chine brillante.» A Shanghai, sa ville natale, sa courte vie est déjà au programme dans les écoles primaires. A chacun de ses déplacements, il provoque des scènes d’hystérie collective.


Il a compris le système


Cette image de « garçon sain » lui laisse une large marge de manœuvre. L’omniprésence publicitaire des sportifs n’est pas toujours bien vue dans un pays où l’administration du sport est rattachée à Pékin. Pourtant, selon le magazine économique Forbes, Liu Xiang a signé l’an dernier des contrats pour 4,5 millions d’euros, notamment avec Nike et Coca-Cola, tout en évitant les critiques.


Sous ses allures de gentil, Liu Xiang a néanmoins compris le système. Alors qu’il s’est engagé à 17 ans sur la voie professionnelle (tard, selon les critères chinois), son salaire est désormais aligné sur ceux des stars internationales. Homme de records, il a même assuré, en octobre dernier son corps pour 100 millions de yuans (9,4 millions d’euros)… il marche dans les pas de son ami basketteur Yao Ming. D’ailleurs, les deux héros s’appellent régulièrement pour «s’entraide» à gérer leurs succès.


Sa victoire à Athènes en 2004