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Une ex-salariée de la FFF accuse un de ses cadres de harcèlement sexuel

Une ex-salariée de la FFF accuse l'un de ses cadres de harcèlement sexuel et de tentative d'agression sexuelle

JUSTICELa jeune femme a déposé plainte auprès de la police judiciaire de Paris...
William Pereira

William Pereira

Une ex-salariée de la Fédération française de football (FFF) a déposé plainte auprès de la police judiciaire de Paris contre un directeur financier de la fédération, qu’elle accuse de harcèlement et tentatives d’agression sexuelle. Les accusations ont été contestées par une enquête interne de la FFF, également mise en cause aux prud’hommes.

La FFF dit avoir mené une enquête interne « objective »

Stagiaire, puis embauchée en CDD jusqu’en novembre dernier, la jeune femme a déposé plainte pour « des faits de harcèlement sexuel continu » et pour « deux tentatives d’agression sexuelle », a exposé ce jeudi son avocate, Me Marie-Alix Canu-Bernard.

Le cadre, qui n’a pas encore été convoqué selon son entourage, aurait tenté de l’embrasser sans son consentement lors d’un pot au siège de la FFF en décembre 2017, puis lors d’une soirée en juin 2018 pendant le Mondial en Russie​, selon le site Mediapart, qui a dévoilé l’affaire.

La Fédération « a immédiatement réagi en menant une enquête interne, sérieuse et objective », avec notamment l’audition d’une vingtaine d’employés, répond son avocat, Florent Dousset. « La FFF a estimé que les faits de harcèlement sexuel ou d’agression sexuelle n’étaient pas caractérisés ». Cependant, ajoute Me Dousset, l’intéressé a « pu tenir des propos inadaptés dans sa communication avec les salariés, conduisant la Fédération à le rappeler fermement à l’ordre ».

« Il était prévu qu’elle ait un CDI »

Ces explications n’ont pas convaincu l’avocate de la plaignante. « Si, effectivement, il n’y a rien dans cette enquête, pourquoi ne pas nous l’envoyer ? C’est bien que ce n’est pas si simple que ça », dit Me Canu-Bernard. Les deux parties s’opposent également sur les conclusions de l’inspection du travail, défavorables au dirigeant mais « fermement contestées » par la Fédération.

L’ex-salariée a parallèlement saisi le Conseil des prud’hommes de Paris, estimant avoir été « évincée » de son poste. « Il était prévu qu’elle ait un CDI », affirme son avocate. « Le contrat de travail de l’auteur de la dénonciation a pris fin normalement à son terme », se défend le conseil de la FFF, lequel refusera toute conciliation devant la juridiction prud’homale.