FC Nantes-Rennes: «Ne pas tout mettre sur le dos de l'arbitre...», explique, lucide, Nicolas Pallois

FOOTBALL Ce dimanche, les Canaris ont encore une fois chuté (0-1) à la Beaujoire contre Rennes...

David Phelippeau

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Anthony Limbombe.
Anthony Limbombe. — SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA
  • Les Canaris ont été battus (0-1) par Rennes à la Beaujoire ce dimanche.
  • Les Nantais n'ont pas digéré qu'un penalty ne soit pas sifflé en leur faveur en deuxième mi-temps.

« Ce n’était pas un bon après-midi pour nous, mais pour l’arbitre aussi. » Les oreilles de Ruddy Buquet ont sifflé, après la défaite (0-1) des Canaris contre le voisin rennais (toujours 14 ans d’invincibilité pour le SRFC à la Beaujoire !), ce dimanche. A l’image de Lucas Lima, la plupart des Nantais avaient bien du mal à digérer certaines décisions de l’arbitre, enfin surtout une.

A la 72e, tandis que Nantes est mené et galère, Rongier décoche une grosse frappe en pleine surface de réparation. Le Rennais Johansson dévie le ballon de la main alors que la balle prend le chemin du but de Koubek. Rien ne dit que sans la main, il y aurait eu but, mais le gardien rennais aurait sans aucun doute été en grand danger…

En attendant l’arbitre ne bronche malgré le courroux de plusieurs nantais. Le VAR (vidéo assistant referees) n’est pas sollicité. « Ma frustration c’est qu’apparemment il y avait un penalty pour nous, peste le coach Vahid Halilhodzic. L’arbitre n’a pas écouté le capitaine [Rongier] qui demandait de regarder le VAR et c’est un manque de respect vis-à-vis du club. Le président Kita a voulu lui parler, mais l’arbitre ne l’a pas écouté non plus. J’aimerais qu’on nous respecte plus, surtout à domicile ! » D’autant plus frustrant pour les Canaris qu’à la 7e minute, le VAR était intervenu pour invalider un but marqué de la main (involontaire?) par Diego Carlos.

L’avis éclairant de Julien Stéphant sur l’action litigieuse et la loi 12

Y avait-il penalty pour Nantes ? Tout est question d’interprétation. Julien Stéphan, coach de Rennes, a donné un avis très pertinent. Ecoutez un peu, c’est effectivement une bonne analyse de la loi 12 relative aux fautes de mains : « L’action va très vite. On a vécu il y a une semaine contre Brest exactement la même situation. Un défenseur brestois a reçu le ballon très proche de lui, pleine vitesse, sur sa main et pourtant, on n’a pas crié au scandale parce qu’il nous semblait que c’était la meilleure décision que l’arbitre avait prise. Aujourd’hui, je vais vous dire la même chose : l’arbitre a pris la meilleure décision possible. Le ballon vient trop vite pour que le joueur ait la volonté d’agrandir la surface corporelle, il ne peut donc pas éviter le ballon. C’est une décision juste et logique. » Certains diront que l’avis du coach rennais est biaisé par son manque d’objectivité. Il est pourtant très éclairant. Par ailleurs, si on est jusqu'au-boutiste, on est en droit de se demander si la main de Diego Carlos (sur le but nantais invalidé) était vraiment volontaire... 

« On n’a pas le temps de pleurer… »

Même s’il est persuadé que l’arbitre a fait une erreur, Nicolas Pallois n’a pas souhaité épiloguer sur ces faits de jeu. « Il ne faut pas tout mettre sur son dos, estime-t-il à juste titre. Les occasions on les a. En première mi-temps, on n’était pas justes dans la dernière passe. En deuxième période, on n’était pas justes dans le dernier geste. »

A l’image de Limbombe, pourtant seul au deuxième poteau, qui s’est montré très maladroit (comme pendant tout le match d’ailleurs) en catapultant une tête sur le poteau (66e). Nantes a eu davantage le ballon que Rennes (54 %), a frappé beaucoup plus que ses voisins (22 tirs contre 6), mais les occasions franches n’ont pas été légion. Loin de là. « Ce match va nous faire mal, mais il va peut-être provoquer une réaction. On n’a pas le temps de pleurer car on enchaîne les matchs… », conclut coach Vahid. Le FCN (11e) sera en effet à Nîmes en match de retard dès mercredi. Le derby, c’est déjà du passé et Monsieur Buquet aussi.