FC Nantes-MHSC: Le FCN a fini par faire craquer un Montpellier... à dix pendant 70 minutes

FOOTBALL En match en retard de la 18e journée, les Canaris sont venus à bout (2-0) de Montpellier, mardi soir, à la Beaujoire...

David Phelippeau

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Waris face à Pedro Mendes.
Waris face à Pedro Mendes. — LOIC VENANCE / AFP

Le 4e de L1 au tapis. Après s’être offert (3-2) l'OM, qui n’a cependant plus rien d’un cador en ce moment, le FC Nantes a battu (2-0) Montpellier, ce mardi soir, en match en retard de la 18e journée. Un succès acquis en seconde période par un FCN (11e) en supériorité numérique dès la 19e minute.

  • Le verrou de Montpellier a fini par sauter

Entre deux formations articulées autour d’une défense à cinq, on ne s’attendait pas à un festival offensif. Tout s’est décanté en seconde période notamment quand Vahid Halilhodzic a décidé de sortir un défenseur (M'Bodji) pour faire entrer un offensif (Limbombe) à la 57e. Le MHSC a alors craqué à deux reprises : Waris (62e) sur une contre-attaque (un comble pour une formation à dix venant de frapper un corner!), et Pallois de la tête, profitant d’une erreur de Skuletic (80e). Jusqu’alors, Nantes monopolisait le ballon sans toujours savoir quoi en faire face à un bloc héraultais, ultra-regroupé.

  • Le rouge de Laborde, tournant du match

Michel Der Zakarian a eu beau vociférer... A la 19e minute, l’expulsion de Laborde a changé considérablement la donne. Un carton rouge évidemment sévère pour les Héraultais. Les images n’étaient pas loin de leur donner raison. Dans un duel au milieu de terrain, l’attaquant du MHSC a levé un petit peu trop haut son pied cramponné face à Diego Carlos. Bien en place jusque-là, les hommes de Der Zakarian ont alors reculé et subi, sans être toutefois mis au supplice par les Nantais. Delort, pourtant très bon seul devant, aurait pu arracher l’égalisation en cadrant sa tête (72e). Puis Mollet d’une belle frappe a refroidi la Beaujoire (78e). C'est tout.

  • Le bijou de Rongier

Les nombreux spectateurs absents à la Beaujoire (seulement 15.870 personnes) ont presque eu raison. La rencontre n’a guère été emballante, surtout en première période. Cependant, rien que pour admirer la transversale de Rongier sur l’ouverture du score nantaise de Waris (62e), il fallait être en tribune. Un régal de contre-attaque (Limbombe et Sala) puis un bijou de transversale, signé du milieu de terrain made in Jonelière.