Paris-FC Nantes: Sarko, Bruel, Belmondo... Vahid raconte le «show-biz» au PSG

FOOTBALL Le coach nantais Halilhodzic retrouvera le PSG, ce samedi soir, club qu'il a entraîné de 2003 à 2005...

David Phelippeau

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Vahid Halilhodzic le 7 décembre 2004 au PSG.
Vahid Halilhodzic le 7 décembre 2004 au PSG. — FRANCK FIFE / AFP
  • Vahid Halilhodzic, coach du FCN, retrouve le PSG ce samedi soir au Parc des Princes.
  • Le Franco-Bosnien a entraîné le club de la Capitale de 2002 à 2003.
  • Il raconte ses mauvais et ses bons souvenirs.

« Alors, ça vous fait quoi de retrouver le Parc des Princes [PSG-Nantes, ce samedi à 21 h) ? » Les yeux de Vahid Halilhodzic pétillent. « C’est un stade mythique. Comme joueur ou entraîneur, il faut être costaud pour jouer là-bas et pour assumer cette pression. Mais, c’est un stade magnifique. »

Coach Vahid a passé deux saisons sur le banc du PSG (2003-2005) : une première « presque exceptionnelle », selon le Franco-Bosnien (2e de L1 et une Coupe de France), et une autre beaucoup plus compliquée (il avait été licencié avant la fin), décrite longuement par l’entraîneur nantais, ce jeudi midi. « Dans le vestiaire, il y a deux ou trois joueurs qui ont pourri la situation. Et surtout, une fois j’ai interdit deux journalistes de rentrer au Camp des Loges. Ils avaient mené une campagne exprès pour déstabiliser le club. Après, les autres médias ont été solidaires et ont commencé une cabale contre nous. Canal +, propriétaire du club, n’a pas supporté cette image négative… »

L’invitation de Belmondo

Coach Vahid n’en garde pas moins d’excellents souvenirs - « des choses positives », selon lui - de son passage au PSG. « Vous êtes dans la plus belle ville du monde. Il y a tellement de personnalités qui aiment le foot et le PSG. Tous les gens du show-biz t’appellent et t’invitent à manger ! » Un acteur a marqué le coach du FCN. « Jean-Paul Belmondo, personnage que j’adore, une fois, m’a demandé de manger avec lui. Ça m’a fait très plaisir… Ça, c’était exceptionnel. »

Il y avait aussi « Patrick Bruel et Julien Clerc, des gens qui aiment le football ». Là-bas, « si tu entres dans ce jeu [du show-biz], tu es invité à des concerts, au théâtre, à des défilés de mode… » Halilhodzic a préféré se consacrer à « son travail de construction d’un club qui était en grosses difficultés financières ». Il estime qu’à Paris, un coach doit soigner « sa communication et son image » pour résister à la pression permanente dans le club de la capitale. « Il faut toujours rigoler et être vraiment un "guignol"… », résume-t-il de manière un peu nébuleuse, en souriant.

Et Nicolas Sarkozy, fan du PSG, était-il déjà omniprésent ? Il était ministre de l’Intérieur à l’époque. « Ah beh oui. Chaque matin, je l’avais au téléphone. C’est un fou de foot et du PSG. Il faisait presque l’équipe (il le dit en souriant). Il me disait comment jouer, mais je ne l’écoutais pas beaucoup… »