Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Evans, l’héritier désigné

Evans, l’héritier désigné

CYCLISME – Tour d’horizon des vainqueurs potentiels de ce Tour de France 2008…
Romain Scotto

Romain Scotto

«Le Tour de France n’est plus la plus grande course du monde car les meilleurs ne peuvent plus y participer.» Malgré ses doléances, exprimées cette semaine dans la presse d’Outre-Rhin, Jan Ullrich doit s’y résoudre. Cette année, les tricheurs ne sont pas les bienvenus sur la Grande Boucle et s’il en reste dans le peloton, ils n’ont pas encore été démasqués.


En l’absence du vainqueur 2007, Alberto Contador, et de ses coéquipiers de la formation Astana, personnae non gratae par les organisateurs du Tour qui les suspectent de dopage, Cadel Evans sera le porteur du dossard 1, et par intérim, le favori désigné de ce Tour 2008.


L’an dernier, l’Australien de l’équipe Silence Lotto avait assis sa place de dauphin au général en s’accrochant dans la montagne et dans les chronos. L’ancien vététiste, vainqueur du classement de l’UCI pro tour en 2007, devra malgré tout se dévoiler un peu plus pour ramener le maillot jaune à Paris. Depuis qu’il arpente les routes du Tour, on ne l’a encore jamais vu attaquer.

Valverde, Ricco et les frères Schleck


Cela lui suffira-t-il pour résister à Alejandro Valverde? Le coureur de la Caisse d’Epargne, réputé irrégulier sur trois semaines, entame ce mois de juillet en pleine confiance après sa victoire sur le Dauphiné et son nouveau titre de champion d’Espagne. S’il n’est pas trop ballotté dans la haute montagne, il jouera une place dans les trois.


Sur le podium, il ne serait pas non plus étonnant de retrouver un maillot CSC. Avec la présence des frères Schleck et de Carlos Sastre, l’équipe danoise ne compte plus ses leaders. Sur le papier, c’est le cadet des deux Luxembourgeois, Andy, qui endosse ce statut. Mais au fil de la course, le repenti Bjarne Riis, aujourd’hui directeur sportif de l’équipe, pourrait vite faire évoluer sa hiérarchie.


Enfin, parmi les outsiders potentiels Ricardo Ricco (Saunier Duval), deuxième du dernier Giro, tentera de justifier son statut de successeur de Marco Pantani. Kim Kirchen (High Road), l’une des révélations de la dernière édition, bénéficiera cette fois-ci du statut de leader pour viser un éventuel podium. Tout comme le grimpeur d’Euskaltel, Aimar Zubeldia, le Russe de la Rabobank, Denis Menchov, ou le puncheur italien, Damiano Cunego (Lampre). Même avec un peu de bonne volonté, difficile d’inclure dans cette liste le nom d’un coureur français. Avec le Tour, les observateurs ne sont jamais au bout de leurs surprises.