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Novès et Toulouse, champions dans l'adversité
RUGBY•Guy Novès a motivé son groupe en le dressant contre la terre entière. Une tactique gagnante…M.Go.
Il fallait voir Guy Novès samedi soir durant le match haranguant ses joueurs et labourant la ligne de touche. A la fin de la rencontre, le manager de Toulouse était souriant comme un chenapan qui a réussi un joli coup.
Un sourire qui ne dissimulait pas son énervement persistant contre la terre entière. «On est heureux pour ceux qui nous aiment, et malheureux pour ceux qui nous critiquent depuis longtemps. J'espère que ces gens-là vont ravaler leur fiel, et je suis content de gagner ce titre car je sais que ça les em... beaucoup. Je vais laisser les spécialistes disséquer ce match. Mais c'est une grande revanche pour nous par rapport à ceux qui commentent ce sport», a déclaré Guy Novès juste après avoir soulevé pour la huitième fois le bouclier de Brennus. Une saillie à la Jacquet après la fin de la Coupe du monde 1998 qui n’a rien d’étonnant. Depuis un mois, Guy Novès dresse son groupe contre l’extérieur. Une tactique destinée à mobiliser tout le monde.
Le discours du boss
Dès la défaite en finale de Coupe d'Europe face au Munster (13-16), l’entraîneur le plus titré de France (8 titres de champion de France et 3 titres européens) a dénoncé l’arbitrage. Un fait rarissime en rugby. «Ce match, on méritait de le gagner», avait alors déclaré Novès.
Le compte-rendu de la finale, c'est ici
Depuis, sa stratégie n’a pas changé d’un iota. Surtout pendant la semaine avant la finale où les deux groupes se préparaient tranquillement dans leur coin Toulouse semblait alors affaibli à cause des blessures de Vincent Clerc, Clément Poitrenaud et Yannick Nianga.
Dans les médias, Novès a commencé par dénoncer les «cadences infernales» puis l’ensemble du rugby français qui voudrait voir Clermont gagner. «Le Stade toulousain, que certains médias qualifient de «méchant», est le taureau dans l'arène. On lui plante d'abord des banderilles, avant de le faire saigner. Puis le gentil torero, Clermont, viendra le finir à l'épée», avait prédit le stratège toulousain à la manière de Jean-Michel Aulas, le président du club de foot de l’Olympique lyonnais toujours prêt à protéger son groupe en dénonçant les ennemis de l’extérieur.
A voir la motivation et le supplément d’âme des Toulousains pendant le match de samedi, le discours du patron avait touché au cœur les joueurs toulousains.


















