Equipe de France: «Je vais faire le buzz mais...», Deschamps n'a pas loupé Adrien Rabiot

FOOTBALL Dans un argumentaire long et etayé, le sélectionneur a expliqué pourquoi on n’était pas près de revoir Adrien Rabiot en bleu…

B.V.

— 

Adrien Rabiot et Didier Deschamps
Adrien Rabiot et Didier Deschamps — FRANCK FIFE / AFP

La chaude ambiance du plateau de BeIN Sports, avec ses anciens internationaux Marcel Desailly et Robert Pirès, a inspiré Didier Deschamps. Invité d'une émission qui sera diffusée dimanche soir à 21 heures, mais dont un extrait a été mis en ligne par la chaîne, le sélectionneur des Bleus a répondu longuement à la question d'une possible retour du milieu de terrain Adrien Rabiot en équipe de France, lui qui avait snobé une place de réserviste à la Coupe du monde.

Les propos de Deschamps sont plus que clairs, même s'il précise en préambule que «la porte n'est pas fermée». « J’ai l’impression que vous me parlez d’un joueur qui a été très bon avec l’équipe de France, explique-t-il. Si c’est le cas, regardez les cinq matchs qu’il a fait avec nous. On ne parle pas d’un joueur qui a fait des performances de haut niveau à chaque fois qu’il a été avec nous. »

Citant l'exemple de Tanguy Ndombele, qui a lui répondu « aux attentes » du coach quand il a été sélectionné, Deschamps évoque aussi le passage difficile de Rabiot avec son club pour se justifier. « Il y a de la concurrence, assure DD. Je ne fais pas une fixation, ce n’est pas une punition. Je ne vais pas aggraver la situation, je ne vais pas minimiser la décision qu’il a prise ».

Car en bleu, du moins sous l'ère Deschamps, Adrien Rabiot portera toujours cette étiquette. Le sélectionneur conclut: « Par rapport aux messages que je porte aux joueurs depuis que je suis devenu sélectionneur en 2012 et ce que représente ce maillot, avoir cette attitude-là et cette décision-là, non ! Ce n’est pas une sanction, j’étais bien obligé d’accepter sa décision, ça a des conséquences pour lui mais vis-à-vis du groupe aussi. L’équipe de France n’est à personne, quelle qu’elle soit. Ce n’est pas à Adrien Rabiot ou Hugo Lloris ou Blaise Matuidi, c’est le groupe. Et le groupe est toujours au-dessus des individus. »