Sébastien Bézy, le demi de mêlée du Stade Toulousain contre Castres en Top 14, le 29 septembre 2018 au stade Ernest-Wallon de Toulouse.
Sébastien Bézy, le demi de mêlée du Stade Toulousain contre Castres en Top 14, le 29 septembre 2018 au stade Ernest-Wallon de Toulouse. — P. Pavani / AFP

RUGBY

Stade Toulousain: On a (enfin) retrouvé le vrai Sébastien Bézy

Samedi sur la pelouse des Wasps, en Coupe d’Europe, le Stade Toulousain pourra compter sur son demi de mêlée Sébastien Bézy, en pleine confiance après une longue traversée du désert…

  • Après plus de deux ans d’absence, Sébastien Bézy a retrouvé le groupe France cet automne, même s’il n’a pas joué.
  • Le demi de mêlée, dont le style est parfaitement adapté au jeu rapide du Stade Toulousain, est redevenu un atout majeur du deuxième du Top 14, leader de sa poule en Champions Cup.

Bien sûr, il n’a dû sa convocation qu’au forfait du Clermontois Morgan Parra. D’accord, il n’a pas joué une minute lors des trois test-matchs de novembre, contre l’Afrique du Sud, l’Argentine et les Fidji. Mais le retour du Toulousain Sébastien Bézy en équipe de France a déjà constitué une victoire pour un joueur dans le doute pendant de longs mois.

« J’ai intégré le groupe à cause d’une blessure, je savais très bien que le sélectionneur [Jacques Brunel] comptait davantage sur certains joueurs que sur moi, explique le demi de mêlée de 27 ans, avant le déplacement samedi chez les Anglais des Wasps, en Champions Cup. Il était assez logique de faire confiance aux mêmes joueurs [Baptiste Serin et Antoine Dupont] lors des trois rencontres. Bien entendu, j’espérais quand même jouer, mais c’est comme ça. »

Le numéro 9 toulousain, catégorie poids léger (1,74 m, 77 kg), se montre moins fataliste sur un terrain. Cette saison, derrière le pack d’une équipe conquérante, il a enfin retrouvé le niveau qui l’avait amené à découvrir le XV de France lors du Tournoi des VI Nations 2016. Nous vivions alors l’ouverture de la parenthèse Guy Novès, refermée brutalement par Bernard Laporte, le président de la FFR, en décembre 2017. Les débuts avaient été compliqués, et symbolisés par ses échecs comme buteur face à l’Italie (23-21), pour sa première en Bleu.

La digestion a été difficile. Après sept sélections sans éclat, les dernières en juin 2016, Bézy a disparu des radars internationaux, et aligné pas mal de prestations quelconques avec Toulouse, jusqu’à ce retour en grâce.

« L’une de ses grandes forces, c’est de faire bien jouer l’équipe »

« Il met beaucoup de vitesse dans notre jeu, il nous permet d’avoir ce tempo élevé, indique Régis Sonnes, co-entraîneur du Stade depuis cet été. L’une de ses grandes forces, c’est de faire bien jouer l’équipe. Dès la "prépa" [de la saison], j’ai vu de suite que c’était un joueur de très haut niveau, qui correspondait à ce qu’on voulait faire. »

Bézy a aussi profité de la longue absence d’Antoine Dupont, gravement blessé en février avec le XV de France, pour aligner les matchs en club. Le retour début octobre du demi de mêlée prodige ne l’a pas freiné, et les deux sont régulièrement alignés ensemble, avec Dupont à l’ouverture.

« Sébastien est vraiment complémentaire d’Antoine mais aussi des autres [Zack Holmes et Romain Ntamack] », souligne Sonnes. Pour sortir d’une poule européenne aussi relevée (Wasps, Bath, Leinster), un Bézy au top ne sera pas de trop.