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Boston: de disette à dix-sept
BASKET•17e titre pour les Celtics...Julien Debove
Le champagne était au frais depuis vingt-deux ans. Equipe la plus titrée de l’histoire ou pas, les Celtics n’avaient plus rien gagné depuis la retraite de Larry Bird. Pire, les fans de Boston avaient connu l’overdose du surdoué Len Bias en 1986, la crise cardiaque de leur capitaine Reggie Lewis en 1993 et la pire saison de l’histoire de la franchise en 1997. Cette année-là, les Celtics avaient perdu 67 matchs en une saison.
Bordel dans les rues de Boston
Confettis dans les tribunes, gatorade sur le parquet et joyeux bordel dans les rues de Boston, la fête a été à la hauteur de l’attente. Paul Pierce, Ray Allen et Kevin Garnett eux aussi attendaient depuis longtemps. Plus de dix ans en fait. Les Celtics ont terminé la série mardi soir en mettant une dernière correction (131 – 92) aux jeunes Lakers.
Danny Ainge, l’ancien shooteur des Celtics, reconverti manager général du club, a réussi son pari. Le dirigeant le plus critiqué de la NBA l’an dernier avait échangé la moitié de son équipe pour récupérer Allen et Garnett, deux All-Stars qui traînaient une solide réputation de losers. Avec son coach Doc Rivers, il a réussi à donner à une bande de vétérans l’envie de mourir sur le parquet. Et de réussir à étouffer une star comme Kobe Bryant en défense.
Paul Pierce MVP
Paul Pierce, héros du premier match, ramène en plus le trophée de MVP des finales. Un an après son arrivée du Minnesota, Kevin Garnett reste agenouillé sur le parquet à embrasser le logo des Celtics et reçoit l’adoubement de la légende Bill Russell. Une 17e bannière de champion fait son apparition au plafond du Garden. Un remake l’an prochain et le maillot de Paul Pierce, voire ceux de Garnett et Allen, pourraient suivre.


















