L'Espagne est en quart...difficilement
EURO2008•Beaucoup moins inspirée que lors de son 1er match, l’Espagne est assurée de finir première de son groupe…A Innsbruck, Antoine Maes
On est arrivé au Tivoli Stadion d’Innsbruck la bouche pleine de promesses. L’Espagne, c’est la plus belle équipe de la première semaine de l’Euro. Mais samedi, la turbine à imagination de la Seleccion était en panne. Et la très sérieuse Suède a bien failli en profiter.
Fausses promesses
Les Espagnols sont des farceurs. Ils jouent dans le même stade, alignent la même équipe…et marquent quasiment au même moment que contre la Russie (4-1). Enchaînement de passes sur le côté gauche, centre de Silva vers Torres qui dévie le ballon dans les cages suédoises (1-0, 14e). Forcément, on se met très vite à rêver d’une partie à cinq buts. Et puis non.
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Les Scandinaves sont tout de même d’un tout autre calibre. Alors Elmander a commencé par vendanger un service de Larsson (16e), qui s’est aussi inscrit au concours des maladroits en bazardant un cadeau de Zlatan Ibrahimovic (21e).
Zlatan, forcément…
Evidemment, le dernier attaquant Suédois à se mettre en scène n’est pas le moins maladroit. Zlatan Ibrahimovic a un talent fou, comme l’a prouvé son but contre la Grèce. Mais la défense ibérique, subtil mélange de maladresse et d’inattention, l’a bien aidé. Elle a d’abord déserté son flanc gauche pour laisser Stoor ajuster son centre. L’attaquant de l’Inter Milan récupère, donne un tour de rein à Ramos, et profite de la main toute molle de Casillas pour égaliser (1-1, 34e).
La star suédoise, qui a bien failli en venir aux mains cette semaine avec Kim Kallstrom, sait ménager ses effets. Touché à la cheville depuis le premier match, il est sorti à la mi-temps. 45 minutes, ça lui suffit.
Mellberg résiste… mais pas à Villa
En seconde période, quand il voit que son équipe est repartie pour mouliner dans le vide, Aragones a un coup de sang. Il sort Xavi et Iniesta et fait entrer Fabregas et Cazorla. La Seleccion opte pour un jeu plus direct, et les vikings tirent la langue. Torres (61e) et Senna s’y essaient sans succès (62e), parce qu’ils trouvent sur leur route un Olof Mellberg très inspiré. Certains se demandaient comment ce défenseur d’Aston Villa avait bien pu se faire recruter par la Juventus de Turin. S’ils ont vu ce match, ils savent pourquoi.
Sauf qu’au bout d’un moment, la barbe de Mellberg ne suffit plus. Alors que Lars Lagerback, le coach suédois, pense tenir un joli match nul, l’Espagne envoie son atout le plus sûr débloquer la situation. Passe de Capdevilla vers Villa, qui entourloupe Hansson et fusille Isaksson de près (2-1, 93e). Heureusement, les deux Rennais jouent en L1, et éviteront de recroiser la route de l’attaquant de Valence la saison prochaine. Avec quatre buts en deux matchs, Villa devient le meilleur buteur de la compétition.



















